Enjeux biopolitiques et groupes minorisés

Tête fracturée qui se dissout

Cet axe de recherche porte sur l’étude du droit, pour un citoyen/ne, à disposer de sa vie, de son corps et de sa sexualité. L’étude de ce « droit » ne peut qu’entrer en conversation avec un changement général repérable dans la société, où globalement on a constaté une rupture envers les anciennes explications moralisantes, souvent religieuses, au profit d’interprétations non moralisantes de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas. Pensons notamment au suicide, au suicide assisté, à l’avortement provoqué, à la procréation assistée, à la stérilisation, aux pratiques sexuelles non-procréatives, aux modifications corporelles volontaires ou non et autres.

C’est donc au carrefour des politiques eugénistes (positives et négatives), du droit à la vie et à la mort et des pratiques sexuelles non procréatives que cet axe de recherche permettra d’interroger les biopolitiques canadiennes à partir des traces retrouvées en archive, traces qui émanent du contact entre un individu et une institution médicale, judiciaire ou policière. Nous porterons une attention particulière aux groupes minoritaires, par exemple la minorité francophone, et aux groupes minorisés par leurs histoires et leurs conditions de vie.

Membres

Directrice

Isabelle Perreault, Professeure agrégée, Département de criminologie, Université d’Ottawa

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