Axes de recherche

Le CIRCEM est un lieu de convergences des chercheurs à l'Université d'Ottawa préoccupés par les questions soulevées par la citoyenneté et les groupes minoritaires. Il est aussi un lieu d'accueil pour des chercheurs canadiens et étrangers désireux d'effectuer un séjour de recherche à l'Université d'Ottawa.

La citoyenneté est l'élément intégrateur au CIRCEM de cinq grands axes de recherche. Chacun de ces axes est animé par un directeur de recherche (un axe est co-dirigé par deux chercheurs) qui organise une programmation intellectuelle autour de la thématique particulière à cette direction :

  • Changement social, histoire et culture : On oublie trop souvent que la transformation des modes de régulation sociale, parce qu’elle se déploie dans une trame spécifique et par là historiquement située, varie de culture en culture et d’époque en époque. Bref, que le changement social s’incarne dans des récits historiques nationaux bien précis. Loin d’opérer hors des contingences culturelles, le passage de la tradition à la modernité, de la modernité à la post-modernité (pour ne reprendre que ces termes) s’effectue ainsi en dialogue avec des dynamiques culturelles particulières – multipliant ainsi les résultats du changement social et modifiant parfois en retour les grands axes de ces transformations. L’exemple de la sécularisation en est un bon cas: voilà un changement social qui, au contact des différentes religions, cultures et des historicités propres s’est soldé en de multiples résultats – multipliant ainsi son visage, sa couleur et sa complexité. Cet axe de recherche aura pour tâche d’étudier à la fois les grandes tendances du changement social contemporain et leur concrétisation effective dans des contextes historiques et culturels spécifiques.Responsable: Martin Meunier, Département de sociologie et d’anthropologie.
  • Démocratie, pensée politique et sociale : Alors que la pensée politique contemporaine a plutôt tendance, dans son traitement des questions de la démocratie, de la citoyenneté ou du pluralisme, à adopter une approche relevant de la théorie juridico-politique, cet axe de recherches privilégie l’étude des aspects les plus substantiels de la modernité politique (définition de la citoyenneté, construction de la mémoire nationale, question de la fondation, «ethos » de l'individu démocratique, nature des appartenances collectives, rapport culture/politique, institution symbolique du social, etc.), à partir d’une pluridisciplinarité réelle incorporant les apports de la pensée politique et socio-anthropologique classique et contemporaine. Responsable: Stéphane Vibert, Département de sociologie et d’anthropologie.:
  • Francophonies minoritaires, identité et politiques des langues : Cet axe de recherche porte sur les francophonies en situation minoritaire au Canada et leur inscription dans l’espace politique canadien. La recherche porte globalement sur la transformation de la question du statut des langues au Canada, tant dans ses formes institutionnelles que dans la manière dont cet enjeu s’est transformé sur le terrain de la mobilisation depuis une quarantaine d’années. Dans cette optique, cette recherche s’intéresse aux vecteurs identitaires de la revendication politique francophone au Canada dans le contexte d’une société se définissant dorénavant par son caractère multiculturel. Responsable: François Charbonneau, École d’Études politiques.
  • Justice et droit : Au-delà de l’étude du droit comme dimension constitutive de la citoyenneté et comme visée de justice, on veut ici comprendre la justice et le droit dans leur fonction de producteur du lien social. Les nouvelles formes de sociabilités ainsi que les nouvelles formes d’exclusion, d’inégalité et de marginalisation, sont étudiées en regard de l’évolution des conceptions de la justice et de la production du droit. La tradition bi-juridique canadienne (common-law et droit civil) et l’histoire du droit pénal servent de toile de fond à ce questionnement. Responsables: Alvaro Pirès et Richard Dubé, Département de criminologie.
  • Migration, Pluralisme et Citoyenneté : Cet axe de recherche aborde la construction des frontières entre ceux qui sont censés appartenir à la société nationale et ceux qui ne le sont pas. Cette (non-)appartenance peutêtre sociale, politique, économique, culturelle et/ou légale. À l’ère de la mondialisation, l’analyse de la construction des frontières doit tenir compte de multiplication des catégorisations : liées à la classe sociale, au sexe/genre et aux critères de « race »/ethnicité/religion, mais aussi, de plus en plus, au statut de citoyenneté et d’immigration. D’où les trois volets de cet axe : migration, pluralisme et citoyenneté. Privilégiant une approche comparative, nous nous intéressons aux migrants et aux non-citoyens (par exemple les « clandestins », apatrides, réfugiés, immigrés, travailleurs temporaires). Nous étudions les discours et les politiques du pluralisme (notamment le multiculturalisme). Nous examinons la définition de la citoyenneté sous l’impact des conjonctures politiques (telles que les questions liées à la sécurité, à la « cohésion sociale », aux droits de la personne, à « l'égalité entre les hommes et les femmes » et à l’efficacité économique). Responsable: Elke Winter, Département de sociologie et d’anthropologie.
  • Participation(s), parcours et citoyenneté : Devant le constat du désengagement des uns et la remise en question de la démocratie représentative des autre, analyser les pratiques de participation sociale et politique des personnes dans leur quotidienneté devient un enjeu d’importance pour relever le défi d’une vie sociale où s’inscrit le souci pour les biens communs. La participation a surtout fait l’objet d’analyses institutionnelles où la réflexion portait sur le citoyen «délibératif». Les injonctions à la participation sont pourtantnombreuses et complexes et s’adressent tant au citoyen, à l’habitant, à l’usager qu’à la personne. Nommons entre autres celles du nouveau management public, des blogues et de la culture web 2.0, de la mise sur pied de nouvelles organisations vouées aux débats d’idées ou de l’appel à s’engager davantage dans les communautés pour pallier aux manques d’un régime postprovidentiel.Ces injonctions interpellent différentes formes de participation qui méritent une analyse tant théorique qu’empirique pour comprendre le rapport qu’entretiennent les personnes avec leurs collectivités et les instances démocratiques de la société. Responsable: Stéphanie Gaudet, Département de sociologie et d’anthropologie.

Programme d'assistanats de recherche

Le CIRCEM dispose d'un fonds d'assistanats de recherche visant à appuyer ses activités de recherche et celles de ses chercheurs affiliés. Les modalités d'utilisation du fonds d'assistanat du CIRCEM seront définies annuellement par le Bureau de direction et soumises à l'Assemblée générale pour approbation.

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Dernières modifications : 4/3/2013