Projets de recherche

  • Les pratiques d'offre active de services de santé mentale en français dans la région de Hamilton, Niagra, Haldimand et Brant en Ontario : innovation et optimisation, 2016- 2018, (Institut de recherche de l'Hôpital Montfort, 75 000$), chercheure principale
    • La recherche proposée combine deux domaines d’études : la santé mentale et les services de santé en français. Ses objectifs sont : 
      • de dresser un état des lieux des pratiques d’offre active de services de santé mentale en français dans la région de Hamilton-Niagara-Haldimand-Brant en Ontario – que ce soit les services destinés aux enfants, aux jeunes ou aux adultes francophones,
      • d’étudier des pratiques au caractère innovant ou prometteur, soit nouveau, tangible et généralisable et identifier les facteurs qui les ont rendus possibles, et
      • de valider l’approche utilisée afin de la déployer dans l’ensemble de la province ultérieurement.
    • De nature collaborative et interdisciplinaire, comprenant une équipe de sept chercheurs reconnus et un comité encadreur constitué d’acteurs locaux et provinciaux travaillant dans le domaine des services de santé mentale en français, la recherche veut répondre aux questions suivantes : étant donné que les systèmes de soins reposent habituellement sur les normes du groupe majoritaire, comment ces normes sont-elles adaptées en Ontario pour que les services de santé mentale prennent en compte les enjeux de l’insécurité linguistique des francophones de la province? Quelles sont les pratiques innovantes ou prometteuses d’offre active de services de santé mentale en français susceptibles de répondre à ces enjeux?
  • La diffusion des connaissances en français en science politique au Canada et au Québec, 2016-2017, (Secrétariat aux affaires gouvernementales canadiennes, 15 586$), cochercheure avec François Rocher
    • Le projet porte sur la diffusion des connaissances en français en science politique, en particulier sur l’apport des chercheurs francophones à la poursuite d’une tradition de recherche en français au sein de la science politique au Canada et au Québec. Au cours des 25 dernières années, le recours à l’anglais semble de plus en plus fréquent et privilégié par les chercheurs francophones, y compris ceux dans le domaine de la science politique. Cette réalité soulève un certain nombre de questions. Les politologues qui s’intéressent davantage aux enjeux touchant directement le Canada et le Québec publient-ils davantage en français ou en anglais? Les sous-domaines de la discipline (politique canadienne et québécoise, relations internationales, politique comparée, pensée et philosophie politique, administration publique) expliquent-ils le choix de la langue de publication? Est-ce que le fait de participer à un groupe de recherche basé principalement au Québec, au Canada ou à l’étranger a une incidence sur la langue de publication? Quels sont les incitatifs institutionnels, ceux liés à l’avancement dans la carrière, etc., qui expliquent ces choix? Quel est l’apport des chercheurs francophones à la poursuite d’une tradition de recherche en français au Canada et au Québec.
  • Le rôle des intervenantes dans le développement des services en français dans le secteur de la violence faite aux femmes (VFF), 2015-2016, (Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, 17 800$), chercheure principale en coll. avec Marie-Luce Garceau et Ghislaine Sirois
    • L’objectif de la recherche est de consigner les savoirs d’action des intervenantes francophones de l’Ontario dans le domaine de la violence faite aux femmes afin de les transmettre aux futures générations d’intervenantes. Le projet veut comprendre l’action à partir des expériences d’intervenantes ayant œuvré dans le domaine de la VFF en Ontario français, au cours des vingt dernières années. Approfondir l’étude des savoirs d’actions qu’elles ont acquis en vue d’accroître l’efficacité de leurs actions, consigner les apprentissages, les stratégies et les pratiques prometteuses dans le domaine de la VFF auxquelles elles ont contribué. Il formalisera les savoirs en examinant les facteurs servent à accroître la capacité d’action des intervenantes dans le domaine de la VFF. Mettre en valeur l’expertise des intervenantes dans le domaine des SEF en montrant la possibilité de transfert de ces savoirs à d’autres domaines. La formalisation de ces savoirs servira à approfondir la question des facteurs les plus favorables au développement des SEF au Canada. Il partagera les connaissances en soutenant la préparation de la relève dans les réseaux de développement des différents secteurs de services destinés à la population francophone en milieu minoritaire francophone au Canada. En diffusant ces savoirs, les intervenantes et intervenants de ces divers réseaux de services qui cherchent à mettre en œuvre leur pouvoir d’action en vue d’obtenir une répartition plus équitable de l’argent et des ressources seront plus outillés.
  • Les pratiques innovantes d'offre active de services en français dans le domaine de la santé mentale : le cas du Canada et du Pays de Galles, 2015-2016, (Consortium national de formation en santé, 10 000$), chercheure principale
    • Le développement d’outils pour répondre aux attentes des minorités linguistiques interpelle de plus en plus les chercheurs préoccupés par la nature de l’intervention gouvernementale dans le domaine des politiques linguistiques (Cardinal et coll., 2015). Quelle est la nature de ces outils? Sur quelles normes prennent-ils appui? Quel est l’état de la recherche comparative et internationale dans ce domaine?
    • La recherche proposée vise à développer un programme de recherche canadien et international sur ces questions. De façon plus précise, l’étude portera sur un outil en particulier, soit le principe d’offre active. Au Canada, depuis les années 2000, l’utilisation du principe d’offre active par le gouvernement fédéral et certaines provinces, comme le Manitoba, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario, vise à offrir des services gouvernementaux aux minorités de langue officielle comme les francophones vivant à l’extérieur du Québec. Au Pays de Galles, comme le soulignait Meri Huws lors de la rencontre des commissaires linguistiques à Ottawa au mois de mai 2015, le gouvernement a aussi identifié le principe d’offre active comme un moyen en vue de mieux desservir sa population de langue galloise, en particulier dans le domaine de la santé. Son intention ultime est d’élaborer des normes (standards) pour faire de l’offre active de services de santé.
  • L'élaboration, la mise en place et l'évaluation d'un nouveau stage en vue de l'inclusion sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle, 2015-2018, (Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, 191 731$), co-chercheure, chercheure principale Nathalie Méthot
    • L’objectif du projet est de proposer une meilleure offre éducative pour la formation conjointe des étudiants de deux programmes, Intervention auprès des personnes ayant un handicap (IPH) et Intégration communautaire par l’éducation coopérative (ICEC) qui auront enfin l’occasion de travailler ensemble à surmonter les difficultés d’intégration à l’emploi et au milieu communautaire des jeunes et des adultes ayant un handicap de développement. Le projet donnera lieu à la coproduction de nouvelles données de recherche dans le domaine de la formation adaptée aux besoins de la population francophone dans le domaine de l’inclusion sociale; à la mise en place d’une initiative potentiellement innovante dans le domaine de l’inclusion sociale des personnes ayant un handicap de développement et au développement d’une nouvelle capacité de recherche et méthode d’apprentissage au sein de La Cité.
  • La transition vers le libre-service numérique dans les deux langues, 2014 (Emploi et Développement social Canada, 25 000 $), chercheure principale, en coll. avec Marc L. Johnson
    • L'objectif de la recherche était de faire une méta analyse des travaux sur la question du numérique dans le domaine des langues officielles et des recommandations en vue d’appuyer le développement de la stratégie numérique de Service Canada dans le domaine de l'offre active de service en français au Canada.
  • Les savoirs de la gouvernance communautaire: de nouvelles modalités d’action pour la francophonie canadienne et les minorités linguistiques, 2009-2014, (Conseil de Recherche en Sciences Humaines du Canada, 1 000 000 $)
    • Projet d’Alliance de recherche université communauté (ARUC) sur le thème des savoirs de la gouvernance communautaire: de nouvelles modalités d’action pour la francophonie canadienne et les minorités linguistiques. L’ARUC veut répondre à des débats intenses au sein des minorités linguistiques et nationales sur les effets de l’adhésion de nos sociétés au paradigme de la mondialisation et de l’économie du savoir sur leur avenir. Son objectif principal sera d’étudier, d’évaluer, de comparer et de formaliser les savoirs pratiques de la gouvernance communautaire développés au sein de la francophonie canadienne depuis les années 1990. Des comparaisons seront effectuées avec les États-Unis, l’Irlande et le pays de Galles où, depuis cette époque, les gouvernements ont suscité de nouvelles pratiques pouvant inspirer des échanges d’expertise et d’apprentissage avec le Canada. Ainsi, l’ARUC contribuera à la diffusion de nouvelles connaissances sur le rôle de la gouvernance communautaire dans le domaine du développement des minorités linguistiques. Elle développera de nouveaux modes d’interactions entre les chercheurs et les milieux minoritaires. Elle contribuera aussi à la mise en place de conditions favorables à la réflexion sur les moyens par lesquels les gouvernements pourraient mieux appuyer l’action des minorités linguistiques au sein de leurs milieux. L’ARUC comprend une équipe de 13 chercheurs canadiens et étrangers. De plus, 7 partenaires seront associés à l’ARUC et à ses stratégies de recherche. Tous contribueront à l’excellence du programme proposé.      
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