Témoignages

Études de premier cycle
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Stage pratique

Myriam Longtin, assistante en recherche pour l’Équipe nationale des infrastructures essentielles de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), stage en criminologie

Myriam Longtin

Quel type de travail avez-vous effectué lors de votre stage?

J’ai eu l’honneur de faire mon stage au sein de la GRC avec l’équipe nationale des infrastructures essentielles. Cette équipe étudie les menaces physiques et cybernétiques qui pèsent contre les infrastructures essentielles du Canada afin d’appuyer les mandants de protection de la GRC et du gouvernement du Canada en matière de sécurité nationale. Lors de mon stage au sein de l’équipe, j’ai dû principalement faire de la recherche sur des bases de données ouvertes sur divers sujets en liens avec les infrastructures essentielles. À partir de ces recherches, j’ai rédigé une revue de littérature, préparé un rapport gouvernemental et une note de breffage.

Qu’est-ce que vous avez aimé le plus dans ce travail?

Ce que j’ai le plus aimé dans ce stage c’est l’opportunité d’apprentissage hors du contexte universitaire. J’ai eu la chance de mettre mes apprentissages théoriques à l’œuvre tout en acquérant une multitude de compétence qui sera un atout pour moi sur le marché du travail. En plus d’avoir approfondie mes connaissances sur la Gendarmerie Royale du Canada et le travail à la fonction publique, j’ai eu la chance d’essayer un milieu où œuvre des diplômés en criminologie afin d’évaluer si c’est un environnement de travail qui me convient pour ma future carrière. 

Est-ce que vous pouvez donner un exemple où vous avez utilisé les connaissances acquises lors de votre formation pour mener à bien votre travail lors du stage?

Lors de ma formation universitaire, j’ai développé mes connaissances de recherche tant à savoir comment préparer un plan jusqu’à la rédaction du produit final en passant par la recherche sur des bases de données variées. Ces compétences en recherche, approfondie à l’aide des cours comme méthodologie de recherche, recherche quantitative et recherche qualitative en criminologie fût certainement un atout pour le travail de recherche que j’ai effectué au sein de la GRC. Lors de la rédaction de mon premier rapport gouvernemental, j’ai été félicité par ma superviseure pour mon excellente capacité de recherche et de synthèse de l’information. Elle m’a ensuite aidé à transformer mon produit écrit en rapport approprié pour la fonction publique. 

Est-ce que vous pouvez donner un exemple où votre travail dans le milieu de stage vous a aidé à mieux comprendre les sujets vus en classe? 

Lors de mon passage à l’Université d’Ottawa, j’ai développé des connaissances sur les organismes d’application de la loi. Ces connaissances se sont approfondies et peaufinées lorsque j’ai débuté mon stage. J’ai rencontré des membres de la GRC en provenance de milieux variés, avec un bagage de connaissance extraordinaire. J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec des gens qui sont ouverts d’esprit et font ce travail avec empathie et non de façon coercitive. De plus, j’ai suivi le cours Police et contrôle social qui analyse la portée et les limites des contrôles des organismes de renseignements et de sécurité et qui discute entre autre, de la GRC. Grâce à mon stage au sein de cet organisme, j’ai pu voir les réalités du terrain et me faire une opinion de la GRC qui n’est non seulement basé sur la théorie vue en classe mais aussi sur mon expérience de travail pratique.

Quels ont été les bénéfices d’effectuer un stage?

Les bénéfices d’effectuer un stage sont multiples. Tout d’abord, j’ai eu la chance d’en apprendre davantage sur un organisme gouvernemental réputé, une opportunité qui n’aurait pas été possible sans l’université d’Ottawa et le département de criminologie. Ensuite, le stage m’a permis d’acquérir des compétences transférables sur le marché du travail. Je peux dorénavant ajouter une réelle expérience de travail sur mon CV. De plus, étant une étudiante dans le milieu, j’étais là pour apprendre. J’avais donc une superviseure présente pour me guider et m’enseigner comment les choses sont faites au sein de l’organisme. En soi, la supervision est un avantage à l’expérience de stage car le ou la superviseur(e) est présent pour enseigner à l’étudiant, le guider et répondre à ses questions. J’ai aussi eu l’opportunité de faire du réseautage au sein de l’organisme afin de me faire connaître et démontrer mes compétences dans le milieu. En terminant, je recommande à tous ceux et celles qui ont l’opportunité de faire un stage dans leur programme de le faire!

Linda Michel, agente de probation et agente de garde, Direction des services professionnels correctionnels de Gatineau, stage en criminologie

Linda Michel

Quel type de travail avez-vous effectué lors de votre stage?

Durant mon stage à la Direction des services professionnels correctionnels de Gatineau, j’assumais la fonction d’une agente de probation de même que celle de l’agente de garde. En effet, j’avais pour responsabilité l’enregistrement dans notre système des délinquants qui venaient de recevoir leur peine dans la communauté. De plus, je m’occupais du suivi des dossiers des contrevenants en probation, libération conditionnelle et emprisonnement en sursis. Reflétant l’axe de contrôle et l’axe d’aide du travail d’agent de probation, je devais m’assurer que les personnes contrevenantes sous ma charge respectent les conditions de leur mesure ainsi qu’intervenir auprès de ces dernières selon leurs risques et besoins criminogènes. Toujours dans mon rôle d’agente de probation, je devais faire l’éclairage à la cour qui consistait à rédiger des rapports présentenciels pour le juge. Des rapports qui éclairait ce dernier sur le délinquant afin qu’il puisse lui attribuer la sentence la plus adéquate. En outre, je devais m’occuper de la communication avec les intervenantes communautaires et leurs partenaires dans le but de suivre l’évolution des délinquants transférés au communautaire. Finalement, pour une courte période de temps, j’ai endossé la fonction d’une agente de service correctionnel en milieu ouvert.

Qu’est-ce que vous avez aimé le plus dans ce travail?

Il y a plusieurs aspects de ce travail que j’ai apprécié. Toutefois, si je devais en choisir qu’un seul, ce serait la possibilité que j’ai eu de travailler avec une clientèle qui demandait une approche à deux axes, soit celle du contrôle et celle de l’aide. Depuis le début de mon cheminement scolaire en criminologie, la difficulté et l’ambigüité que peut amener cette approche a été soulevée. Avoir la chance de vivre cette ambiguïté, cette difficulté réelle qu’elle comporte de même que la remise en question du système et de soi qu’elle soulève a été très enrichissante. Toutefois, ce que la théorie ne dit pas est que cette même approche pouvait aussi procurer un sentiment d’accomplissement très enivrant. Tout au long du stage, cette approche à deux axes m’a permis de changer ma vision théorique du système carcéral canadien, du moins, celle que j’avais sur cette branche du système. Ce sont ces sentiments et modifications qui me poussent à favoriser cet aspect du travail.  

Est-ce que vous pouvez donner un exemple où vous avez utilisé les connaissances acquises lors de votre formation pour mener à bien votre travail lors du stage?

Comme j’ai déjà mentionné, une de mes responsabilités était l’éclairage à la cours, plus précisément, la rédaction du rapport présentenciel. Dans ce rapport, nous devions exposer les éléments ayant contribué à la délinquance du sujet et analyser ceux-ci afin d’émettre un pronostic de réhabilitation. Un des éléments qu’il fallait analyser était la consommation d’alcool et de drogue de l’individu. Les connaissances acquises lors de mon cours sur les drogues en 4e année de baccalauréat m’ont permis de rédiger des rapports qui prenaient en compte l’intéraction qui se fait entre la personne et la drogue, la différence entre une consommation problématique et une qui ne l’est pas ainsi que les désastres que peuvent produire certaines substances sur le corps humain. Alors, mes connaissances académiques sur ce sujet acquis pendant ce cours sur les drogues m’ont permis de faire des rapports présentenciels plus réfléchis et méticuleux. 

Est-ce que vous pouvez donner un exemple où votre travail dans le milieu de stage vous a aidé à mieux comprendre les sujets vus en classe? 

Lors du séminaire de stage ainsi que du second cours d’intervention individuelle pris dans le programme de Maîtrise, les professeurs ont mentionné à plusieurs reprises le processus dans lequel le stagiaire est mené à adopter l’idéologie et les façons de faire du milieu de stage. Il s’agit du phénomène de socialisation professionnelle. C’est un phénomène auquel j’ai fait face du début jusqu’à la fin de mon stage. Par plusieurs mécanismes, j’ai dû intérioriser l’idéologie et les pratiques de la Direction afin de faire mon travail selon la vision de cette organisation. L’idée qu’il soit nécessaire de vivre certaines choses pour les comprendre s’appliquait parfaitement à cette expérience puisque, vivre le phénomène de socialisation professionnelle sur le terrain m’a permis de mieux le comprendre lorsqu’il était discuté en cours. 

Quels ont été les bénéfices d’effectuer un stage?

Ce stage en tant qu’agent de probation à la Direction a contribué autant au développement de mes compétences personnelles que professionnelles. J’ai effectivement remarqué une amélioration dans mes capacités d’analyse et de collecte de données. De plus, j’ai observé une plus grande assurance dans mon intervention clinique auprès de différentes clientèles. Cette assurance se fait d’ailleurs voir dans l’exercice de mon jugement professionnel. Pour ce qui a trait aux aptitudes personnelles, je constate une plus grande assurance professionnelle, une capacité d’adaptation améliorée et une ouverture d’esprit encore plus grande qu’auparavant. Condamner l’acte et non la personne est une vision qui a été fortifiée lors de cette expérience. Au final, suite à ce stage, j’ai l’impression d’avoir grandi en tant que personne et en tant qu’intervenante.  

Stéphanie Déborah Jules, assistante en recherche au département de recherches et statistiques, Ministère de la Justice du Canada, stage en criminologie

Stéphanie Déborah Jules

 Quel type de travail avez-vous effectué lors de votre stage?

Lors de mon stage, j’ai été principalement amenée à faire des travaux de recherches tels que le nettoyage et l’organisation de données collectées, effectuer des recherches littéraires sur des sujets donnés, résumer des articles et des rapports de recherches ainsi que faire de l’analyse de statistiques et interpréter des données.

Qu’est-ce que vous avez aimé le plus dans ce travail?

Ce que j’ai aimé le plus dans ce travail c’est l’ensemble des acquis que j’ai obtenu au terme de mon stage. Non seulement cette expérience a approfondi ma connaissance du Ministère de la Justice du Canada, qui est un organe lié au rôle du criminologue, mais elle m’a aussi permis de comprendre le processus de recherche du département, d’améliorer mon savoir-faire associer au domaine de la recherche et finalement, ce stage m’a permis de travailler sur mon savoir-être, ma professionnalisation et mon entregent. Ainsi, cette expérience a su toucher à toutes les sphères d’activité professionnelle associées à la recherche sociale sociojuridiques. De plus, cette expérience m’a permis de réfléchir en profondeur sur l’utilisation de la pratique réflexive dans le chaînon de la justice canadienne. 

Est-ce que vous pouvez donner un exemple où vous avez utilisé les connaissances acquises lors de votre formation pour mener à bien votre travail lors du stage?

Travaillant dans le domaine de la recherche (surtout quantitative) mon cours de Recherches quantitatives en criminologie m’a été d’une grande aide quant à la compréhension des données, à la manière de les présenter et de les interpréter. Cela me fut très utile lors de réunion avec des clients. En effet, souvent les avocats du ministère font appel aux chercheurs du département de recherches et statistiques afin qu’ils leur fournissent des rapports statistiques sur notamment un crime donné (ex. : comparaison en année du nombre et type de convictions). Mes connaissances en statistiques m’ont permis d’expliquer comment nous pourrions présenter les données de manière à ce que celles-ci leur soient le plus utiles possible (graphique, table, relation linéaire, taux) en plus d’être capable de leur indiquer comment interpréter les données. 

Est-ce que vous pouvez donner un exemple où votre travail dans le milieu de stage vous a aidé à mieux comprendre les sujets vus en classe? 

J’ai surtout travaillé sur la maladie mentale liée au crime, les convictions pénales et le traitement des victimes par le système pénal. Ces trois thèmes qui étaient pour moi des concepts théoriques (abolition du système pénale, minorité et justice et intervention individuelle) sont devenus beaucoup plus clairs avec la pratique. Par exemple, en analysant les constitutions et les législations de quinze États américains pour une avocate qui voulait se faire une idée du statut des victimes aux États-Unis, les lacunes de notre système pénal quant à son rapport avec les victimes me sont apparues dans toutes leurs complexités. Ce projet de recherche m’a permis de voir concrètement comment le système pénal s’approprie les conflits des victimes afin de les lire au travers d’un système qui les placent en arrière-plan et qui finit par aboutir à une solution qui ne satisfaites pas les premières personnes concernées. Sans aucun doute, le contenu du cours d’abolitionnisme me fut d’une grande utilité.

Quels ont été les bénéfices d’effectuer un stage?

Au sein du Département de recherches et statistiques, j’ai su améliorer mes compétences à analyser des données quantitatives, à écrire un rapport gouvernemental, à comprendre comment un tel rapport se construit de la collecte des données à leur rentrée dans une base de données et en terminant par leur interprétation. Ces compétences me seront utiles plus tard, car maintenant je comprends comment généralement un rapport (gouvernemental ou non) se construit et je sais comment interpréter les informations de ce rapport afin de m’assurer de sa crédibilité. De plus, ce stage m’a donné un aperçu de ce qu’est la vie professionnelle. La professionnalisation est quelque chose qui s’apprend autant en fonction de notre milieu de travail qu’en fonction de nos valeurs personnelles. Finalement, même si mon stage était beaucoup plus orienté vers la recherche et l’analyse de données plutôt que vers l’analyse de politiques criminelles, il a su me démontrer l’importance des connaissances théoriques.

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