Comment Andrea Khan, étudiante diplômée contribue à des questions complexes de notre société tel que la pauvreté et le travail des enfants

Publié le lundi 6 novembre 2017

Comment nos étudiants diplômés contribuent à des questions complexes de notre société ?

Chaque année, plusieurs étudiantes et étudiants entament ou continuent leurs études aux cycles supérieurs. Leurs recherches touchent des questions complexes de notre société et sont au cœur de notre faculté. Nous vous invitons à découvrir chaque mois nos étudiantes et étudiants, et leurs recherches, en relation aux journées thématiques des Nations-Unies.

Enfant qui travaille dans une usine de matériel
Parlez-moi de votre parcours?

J’ai commencé mon travail en développement international en Inde grâce à une bourse de la Fondation Aga Khan Canada. Ce fut une expérience révélatrice, qui m’a donné le privilège de travailler au Gujarat, en Inde avec CHETNA — un pionnier dans l’autonomisation des femmes et des enfants. Mes études universitaires comprenaient un baccalauréat de l’Université de Lethbridge et une maîtrise en journalisme à l’Université Western. Depuis 2008, je suis spécialiste des droits et de la protection de l’enfance au sein d’Affaires mondiales Canada. Je suis fier d’avoir contribué à aider le Canada à faire preuve de leadership en matière de protection des enfants, y compris les enfants soldats, à mesure que les objectifs de développement durable ont été formulés et contribué à faire du Canada un donateur de premier plan dans ce secteur émergent qui a pour but de #ENDviolence

Qu’est-ce qui vous a motivé ou inspiré à poursuivre votre recherche?

Je suis une praticienne depuis plus de 20 ans et j’ai soutenu l’élaboration de politiques et de programmes pour les enfants et la famille au Canada et à l’étranger. Pourtant, au fil des ans, j’ai remarqué qu’il semblait y avoir une perception publique selon laquelle les mesures de sécurité visant à protéger les enfants contre les préjudices, y compris l’exploitation et les abus sexuels, sont pleinement en place. La triste réalité est qu’il y a souvent des failles dans la loi, les règlements et les codes qui rendent trop facile pour les personnes malveillantes de profiter des enfants de moins de 18 ans qui sont vulnérables à la violence, y compris les abus sexuels et l’exploitation au travail. Ma recherche s’inspirera profondément de mes expériences de travail pour identifier les maillons les plus faibles des systèmes de protection de l’enfance.

Pourquoi votre recherche est importante dans la société d’aujourd’hui?

D’énormes volumes de biens produits par des jeunes, y compris des enfants de 5 à 17 ans, entrent régulièrement au Canada, aux États-Unis et dans d’autres pays du G7. Les Canadiens devraient savoir que les biens et les produits qu’ils achètent ont été produits dans des conditions de travail décentes. Ma recherche est conçue pour contribuer au dialogue sur la manière dont les gouvernements, les fabricants et les entreprises peuvent accroître la collaboration et certifier si un produit a été en utilisant le travail des enfants ou non, y compris les pires formes de travail des enfants. Mes recherches doctorales examineront les liens entre la pauvreté et le travail des enfants et la tendance croissante à considérer certaines violations des droits humains qui menacent la santé et la sécurité des travailleurs comme une question de « tolérance zéro ». À mesure que les chaînes de valeur mondiales deviennent de plus en plus complexes et que les règles régissant les accords commerciaux du Canada sont renégociées, d’autres études dans ce domaine seront nécessaires.

Qu’aimerez-vous voir ou accomplir dans le futur à ce sujet?

Je suis grandement engagé à contribuer à des institutions d’intérêt public fondées sur des données probantes (universitaires, gouvernementales et non gouvernementales). Ma vision du développement de l’enfant et de la protection des enfants est fondée sur la croyance que les arts, la musique, l’éducation et d’autres investissements culturels peuvent contribuer à restaurer une paix positive conduisant à la transformation, avec l’avantage de stimuler l’innovation et le développement communautaire. J’aimerais aussi continuer à soutenir une nouvelle génération d’étudiants ici à l’Université d’Ottawa.

 

Haut de page