Journée mondiale des réfugiés - Appartenance, sans papiers

Publié le jeudi 18 mai 2017

Person holding a suitcase on a quai

À l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, la doctorante en science politique Fiorella Rabuffetti vise à approfondir la compréhension de la relation entre l’humain et l'État.

Son parcours

Fiorella Rabuffetti

C’est suite à l’obtention de son baccalauréat science politique en Uruguay, d’où elle est originaire, que Fiorella Rabuffetti a choisi le Canada, plus particulièrement l’Université de l’Alberta, pour poursuivre une maitrise en science politique.

Maintenant sous la supervision des professeures Sophie Bourgault et Emily Wills. de l’École d’études politiques à la Faculté des sciences sociales, elle travaille sur sa proposition de thèse de doctorat en pensée politique et relations internationales.

Sa motivation

Une semaine après son arrivée au Canada, Fiorella a égaré son passeport et son visa. Elle a soudainement constaté l’importance qu’elle accorde à des simples papiers, et celle que la société accorde aux mêmes documents.

C’est en partie cette expérience personnelle qui a dirigé ses recherches plus poussées sur le sujet. Elle a rapidement été captivée par l’auteure Hannah Arendt, qui l’a introduit au concept de l’apatridie. « En science politique, on mets tellement l’accent sur la place et l’importance de l’état. Le concept qu’une personne pouvait être dépourvue d’un état m’était complètement inconnu. »

Sa recherche

Depuis lors, la recherche de Fiorella vise donc à approfondir la compréhension de la relation entre l’humain et l'État. Elle s'intéresse particulièrement aux sentiments reliés aux sentiments d'appartenance ou de non-appartenance. Afin de mieux saisir ce lien, elle a choisi de le regarder précisément là où son existence ne peut être tenue pour acquise. Que pouvons-nous apprendre sur la relation entre les gens et leur pays lorsque ce lien est rompu?

C'est pourquoi Fiorella s'intéresse à l'histoire de l'apatridie et aux récits d'apatrides. Elle se concentre plus particulièrement sur les non-citoyens qui sont également dans une situation vulnérable avec l'État. En d'autres termes, elle étudie les personnes ayant un risque plus élevé d'expulsion que les autres non-citoyens, comme des demandeurs d’asile et les immigrants clandestins, contrairement à celles ayant le statut de réfugié ou détenant un permis de séjour dans leur pays de résidence actuel.

« Au bout du compte, il est important de continuer à parler de la situation des apatrides. La crise en Syrie a mis en évidence la situation des réfugiés, mais ce que j’aimerais, c’est que l’on continue à parler de la résilience des personnes qui luttent et qui vivent sans la protection d'un État. Je voudrais remettre en question l'idée que les apatrides sont essentiellement impuissants. Chacun d'entre nous, peu importe la relation que nous avons avec notre État, sommes et continueront d’être voisins, et c'est pourquoi nous devons croire que nous sommes capables d'accomplir de grandes choses. »

 

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L’Université d’Ottawa a lancé une initiative d’aide aux réfugiés, afin que des dons puissent être faits pour parrainer des réfugiés.

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