Rencontrez Laure Célérier, professeure adjointe à l’École d’étude politique

Publié le lundi 11 septembre 2017

Photo de la professeure Laure Célérier

La Faculté des sciences sociales souhaite la bienvenue à Laure Célérier nouvelle professeure adjointe à l’École d’étude politique.

Originaire de France, la professeure Laure Célérier oriente ses recherches vers les réformes de l’État à dimension comptable. La dimension comptable des réformes est entendue au sens large : Laure Célérier travaille notamment sur l’introduction de l’audit interne et l’essor d’une gestion d’actifs immatériels dans l’administration publique française qui ne couvrent pas des champs exclusivement comptables.

« Je trouvais qu’on lisait beaucoup de choses sur une transformation néolibérale, qui serait imposée, de l’extérieur, à l’État et qui échapperait au contrôle des haut-e-s fonctionnaires. Je n’étais pas satisfaite de cela, je voulais comprendre ce qui se passait à l’intérieur de l’État pour que l’administration se transforme », explique Laure Célérier. Cette dernière ajoute qu’elle souhaitait travailler sur la manière avec laquelle les haut-e-s fonctionnaires se saisissent des réformes. Elle précise qu’il s’agit « non seulement de l’évolution des rapports de force dont les réformes sont à la fois une cause et un symptôme, mais aussi du sens que ces réformes revêtent pour celles et ceux qui s’emparent de leur mise en œuvre. » Laure Célérier met bien en avant que les réformes sont doublement motivées par des questions de pouvoir au sein de l’administration entre services rivaux et par le projet d’améliorer le fonctionnement et l’image de l’administration, dans un contexte d’une part de contrainte budgétaire qui limite les possibilités de changement et d’autre part de critique forte portée à l’encontre du fonctionnement de l’administration. »

Professeure Célérier a passé plusieurs années à étudier dans différentes régions d’Europe. Elle a obtenu un master de recherche en gouvernance économique à Science Po Paris. Dans le cadre de sa scolarité à Sciences Po, Laure Célérier a réalisé une troisième année de licence en science politique à Berlin. Nourrissant le projet de devenir enseignante, Laure Célérier a poursuivi les études après son Master et préparé une agrégation de sciences sociales à Lyon. Une fois l’agrégation obtenue, Laure Célérier a enseigné pendant plus de trois ans. Elle a entre autres enseigné au lycée, à l’université Paris-Est Créteil en tant que professeure agrégée, ainsi qu’au Vietnam en tant que professeure vacataire. Elle a ensuite débuté sa thèse à l’école de commerce HEC Paris. Désireuse de s’inscrire doublement dans le champ des études de la comptabilité et celui de la science politique, elle a effectué un séjour de recherche au centre de recherche interdisciplinaire sur l’analyse des risques et la régulation (CARR) de la London School of Economics, ainsi qu’un séjour à l’Institut d’Etudes Politiques, Historiques et Internationales de l’Université de Lausanne. Avant de venir au Canada elle a complété son parcours par un post-doctorat en sociologie à l’EHESS (Paris).

Professeure Célérier est très heureuse de se joindre au corps professoral de l’Université d’Ottawa. Après plusieurs années de thèse en école de commerce, elle se réjouit de travailler au sein de l’École d’études politiques de la Faculté des sciences sociales. Attirée par le bilinguisme d’Ottawa et la qualité de vie et de recherche canadienne, elle est heureuse de la bienveillance de ses collègues et de la diversité des intérêts de recherche de celles et ceux-ci. « Les conditions de travail ont l’air très bonnes, je me suis sentie particulièrement soutenue par mes collègues dans mes démarches, et bien accueillie car encouragée à poursuivre mes recherches interdisciplinaires et à développer mes propres initiatives pour mes cours. »

Cet automne elle enseignera le cours Theories of Public Organization et durant la session d’hiver elle lancera un cours nouveau, intitulé Critical Accounting Perspective on New Public Management Reforms.

L’École d’étude politique et la Faculté des sciences sociales lui souhaitent du succès!

 

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