Pourquoi les études sociologiques et anthropologiques?

Pourquoi étudier en anthropologie ?

L’anthropologie à FSS : l’étude des enjeux du 21e siècle

À la Faculté des sciences sociales, nos étudiants se penchent sur l’étude des enjeux du 21e siècle de deux manières :

  • en mettant en évidence les liens qui articulent les problématiques locales aux enjeux globaux
  • en apportant de nouvelles perspectives critiques à la compréhension d’un monde de plus en plus complexe, intégré et « technologisé »

Concrètement, nos étudiants en anthropologie étudient des thématiques telles que :

  • les médias
  • la santé
  • la culture populaire
  • le travail
  • les droits humains et autochtonie
  • les minorités
  • le droit
  • la production des savoirs
  • l’écologie

Maîtrise en anthropologie

En plus d’offrir une excellente formation en anthropologie sociale et culturelle, le programme de maîtrise en anthropologie de la Faculté des sciences sociales permet aux étudiants de développer des expertises en anthropologie médicale, visuelle ou économique, en anthropologie de l’environnement ou du politique, ou encore dans le domaine des droits de la personne  et des peuples autochtones.

Alors que le terrain permet aux étudiants d’acquérir une expérience internationale, c’est l’acquisition d’outils méthodologiques et théoriques pour penser la diversité du monde qui nous entoure et la complexité des sociétés contemporaines qui constituent les grandes forces de l’anthropologie.

Une maîtrise en anthropologie offre à nos étudiants une :
  • excellente formation en anthropologie sociale et culturelle
  • expertise en d’autres domaines  :
    • anthropologie médicale
    • anthropologie visuelle
    • anthropologie économique
    • anthropologie environnementale
    • anthropologie politique
    • droits de la personne et peuples autochtones

Expérience internationale et recherche sure le terrain

Nos étudiants font des recherches sur le terrain partout dans le monde, dont :

  • au Botswana, dans une clinique de soins biomédicaux
  • en Mongolie, chez des éleveurs de rennes
  • au Brésil, sur l’écotourisme
  • au Costa Rica, sur l’industrie du café
  • à Taiwan, sur les revendications territoriales autochtones
  • au Japon, sur la mode et la culture pop
  • au Canada, dans un laboratoire scientifique

L’avenir après les études – possibilités de carrières

Exemples de domaines de professions qui vous attendent :

  • Santé
  • Médias
  • Administration publique
  • Affaires internationales
  • ONG et milieux associatifs
  • Enseignement
  • Journalisme
  • Droits de la personne
  • Nouveaux médias et technologies de l’information

Cet ensemble de connaissances, de compétences et les champs d’expertises qu’ils développent, permet à nos anthropologues d’être particulièrement recherchés dans les domaines aussi divers et variés que la santé, les médias, l’administration publique, les ONG, l’enseignement, le journalisme, les droits humains ou encore les nouveaux médias et les technologies de l’information.

Pourquoi étudier en sociologie ?

La sociologie favorise la compréhension des sociétés, des cultures et des divers processus qui leur donnent vie. Puisque la perspective sociologique touche à un si grand nombre de disciplines, une bonne formation en sociologie constitue un atout important pour un grand nombre de professions. En effet, les personnes qui étudient en sociologie peuvent se retrouver dans des domaines de travail très variés, en commençant par la recherche sociale et les études de marché, en passant par l'analyse des politiques et les ressources humaines, sans oublier l'activisme social et l'action communautaire.

La connaissance de la sociologie vous fait prendre conscience des dimensions sociales sous-jacentes des systèmes politiques, économiques et juridiques, par exemple. De plus, à l'École d'études sociologiques et anthropologiques de l'Université d'Ottawa, la formation est axée sur l'acquisition de la pensée critique, un autre atout recherché.

Des élections suffisent-elles à maintenir la démocratie?

Les élections libres sont sans doute importantes, mais les sociologues ont montré qu'elles ne suffisent pas. Par exemple, pendant la plus grande partie de leur histoire, les humains se sont fiés uniquement aux personnes formant leurs réseaux immédiats, comme leur famille, leurs proches ou les groupes religieux.

Sans le développement de processus sociaux comme l'éducation publique, les cultures nationales et les associations de citoyens, pour n'en citer que quelques-uns, les individus ne seraient pas en mesure de développer la confiance nécessaire en leurs concitoyens pour s'impliquer dans les luttes collectives qui sont au cœur des sociétés démocratiques.

Comprendre ces processus sociaux est important pour les sociologues puisque la démocratie n'est jamais acquise d'avance. Si les dynamiques sociales qui permettent aux individus de faire confiance aux autres disparaissaient, la démocratie pourrait disparaître également.

La santé est-elle le résultat du bagage génétique d'une personne, de ses habitudes de vie ou du système de santé ?

Les sociologues ont démontré qu'au-delà du bagage génétique, plusieurs facteurs sociaux influent sur la santé.

Par exemple, les personnes pauvres et les membres d'autres groupes marginalisés ont souvent un état de santé général plus faible que celui d'autres groupes sociaux. De plus, les mauvaises habitudes de vie résultent moins d'un choix personnel que des contraintes sociales auxquelles les individus doivent faire face.

Au fait, les personnes qui possèdent de riches réseaux sociaux ont de meilleures chances d'être en bonne santé que les autres. Bien que les problèmes de santé apparaissent comme des phénomènes biologiques et d'habitudes personnelles, la sociologie montre qu'ils sont aussi des phénomènes sociaux puisque les interactions sociales peuvent également jouer sur la santé des individus et des groupes.

Les technologies sont-elles simplement des outils ?

Jusqu'à présent, toutes les sociétés humaines ont possédé deux choses : la religion et la technologie.

Les recherches sociologiques ont montré que les technologies ne sont pas que des outils pratiques, elles sont aussi des formes d'expressions humaines complexes et profondes. Les technologies que nous créons et que nous utilisons reflètent nos valeurs (par exemple, les automobiles incarnent la vitesse, la mobilité et l'individualisme).

Mais qu'arrive-t-il lorsque de nouvelles technologies vont à l'encontre des valeurs de certaines personnes? Les technologies ont rendu l'humanité très puissante. Les sociologues étudient et tentent d'expliquer comment ce pouvoir est utilisé, pour le meilleur et pour le pire.

L'école sert-elle uniquement à trouver un emploi ?

De nombreux sociologues ont montré que le rôle des écoles ne se limite pas au développement de compétences en matière d'emploi. Les écoles préparent les gens également à participer pleinement à la société, que ce soit dans les dimensions familiales, communautaires ou, à plus vaste échelle, publiques.

Les recherches contemporaines dans le domaine indiquent que cela est encore plus vrai aujourd'hui. Nos familles sont plus petites et les enfants ont souvent bien peu de contacts avec d'autres adultes que leurs parents. C'est donc par l'école que les jeunes établissent des rapports avec la société et découvrent comment elle fonctionne, comment y participer et comment l'améliorer.

« Des goûts et des couleurs on ne discute pas ! »

Préférez-vous la musique de Céline Dion, celle de Mozart ou le rap du chanteur Eminem?

Auriez-vous plus tendance à choisir un sac à main solide et utilitaire, un sac en coton biologique et équitable ou un sac griffé Louis Vuitton? Pratiquez-vous les sports extrêmes ou préférez-vous faire une longue marche? Et optez-vous pour le sandwich santé au tofu et à la luzerne ou le double hamburger au bacon grillé et fromage?

La recherche sociologique examine comment, à travers les goûts et les choix de consommation, nous affirmons souvent des choix de vie qui nous amènent non seulement à nous reconnaître semblables à d'autres mais aussi à nous engager avec eux dans des projets communs. Par le fait même, nos goûts nous différencient des autres qui n'aiment pas ce que nous aimons.

Les sociologues cherchent donc à comprendre comment les goûts contribuent à la construction d'identités.

Si la race fait référence uniquement à des différences physiques, réussirait-on à vaincre le racisme en les acceptant ?

Être de race noire ou de race blanche serait un fait incontestable, dit-on, fondé sur une couleur de la peau dont on ne saurait nier l'évidence.

Toutefois, une approche sociohistorique destinée à cerner les divers sens de la notion de race du 15e siècle à nos jours a montré que ces termes n'ont pas toujours eu la signification qu'on leur prête aujourd'hui.

La sociologie dévoile comment les caractéristiques et les marqueurs sociaux comme les traits physiques, la couleur de la peau, l'habillement et d'autres traits identitaires individuels et collectifs résultent, en fait, de conventions sociales et non de différences biologiques réelles liées à la race.

En attirant l'attention sur l'impact de simples termes que nous tenons pour acquis, la sociologie apporte une contribution inestimable aux débats sociaux et scientifiques sur la race.

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