Témoignages

Premier cycle

«Je fais ma maîtrise en sociologie. Je m’intéresse aux questions relatives au genre, à l'égalité et à la mode, plus précisément. Les vêtements pour moi ont une signification importante. Tout ce que nous mettons sur notre corps peut en dire long sur nous, mais souvent la mode est négligée comme un élément important au niveau social. Je choisis d'examiner de plus près le monde des vêtements et des femmes dans le milieu universitaire! "

Clare Annett, étudiante


« L’humanité elle-même me fascine! Apprendre au sujet des différents systèmes socioculturels me permet de conceptualiser différentes façons d’être humain. »

« L’anthropologue peut collaborer avec diverses communautés pour sauvegarder la diversité culturelle. Mes études me permettent de mieux comprendre ma propre existence et m’aident à vivre de la façon la plus authentique possible : cela implique que je vais faire mon possible pour aider les humains à vivre pleinement en harmonie avec les entités humaines et non-humaines avec lesquelles nous formons le système symbiotique qu’est la planète Terre. »

Nicolas Rasiulis, étudiant


La vidéo est disponible en anglais seulement. Le sous-titrage est disponible en anglais et en français.

Études supérieures

Questions et réponses avec Mariève Forest

Le 2 décembre 2013, après avoir défendu sa thèse avec succès devant son superviseur et autres membres du comité, Mariève Forest est devenue la première diplômée du doctorat de l'École d'études sociolgiques et anthropologiques. Toutes nos félicitations à la Dr Forest pour avoir fait partie de ce moment historique!

Quel était le thème de ta recherche?

Je souhaitais mieux comprendre le rôle des députés dans notre système politique. On retient souvent des députés qu’ils présentent une propension à suivre la ligne de leur parti, à corrompre les institutions ou à simuler le conflit. Je souhaitais pour ma part insister sur le caractère plus directement politique du rôle des députés, soit leur propension à l’action. Je me suis donc intéressée à la manière dont les députés participaient à ce que j’ai nommé la « fabrique de la décision politique ».

Mariève Forest
 

Qui était ton directeur de thèse?

Mon directeur de thèse était le professeur Stéphane Vibert. Stéphane est très fort d’un point de vue théorique, aussi étais-je intimidée au départ lorsque je le rencontrais. Toutefois, son ouverture, sa capacité à simplifier des idées complexes, de même que son aptitude à comprendre mes postures et mes idées – plus que moi parfois!! – m’ont été des plus bénéfiques. J’ai pu développer un projet réaliste et progresser à mon rythme.

Peux-tu offrir plus de détails sur ton parcours académique?

J’ai fait mon baccalauréat et ma maîtrise en sociologie ici à l’Université d’Ottawa. Après ma maîtrise, je croyais sincèrement que je ne mettrais plus les pieds à l’université. En plus, je venais d’avoir un deuxième enfant alors j’en avais plein les bras. Mais, après avoir travaillé quelques années (et avoir eu un troisième garçon!), j’ai de nouveau eu le goût de retourner faire de la recherche. Je travaillais alors comme consultante en gestion de projet auprès d’organismes de la francophonie canadienne et je m’ennuyais de travailler sur un projet qui m’appartenait. À la même époque, j’avais rencontré Marie-Blanche Tahon, une professeure du département de sociologie, qui m’avait indiqué que le doctorat en sociologie à l’Université d’Ottawa allait débuter. J’ai donc décidé de retourner sur les bancs d’école!

Comment s’est passée ton expérience au doctorat?

En commençant mon doctorat en 2007, je faisais partie de la première cohorte d’étudiants au doctorat en sociologie à l’Université d’Ottawa. La première année, nous avions deux séminaires annuels. Ce retour à la vie universitaire m’a bien plu. J’appréciais de discuter avec mes collègues toutes les semaines. Aussi, l’engagement des professeurs était palpable. Cette première année a tout de même été éprouvante, car la charge de travail était importante et mes fils étaient encore jeunes. Après les séminaires, je me suis lancée dans les examens synthèses (nous en avions deux à ce moment-là) qui me permettaient d’approfondir des thèmes qui me plaisaient davantage. Cette seconde étape présentait également des défis, mais pour différentes raisons. Cette fois, c’était moins l’intensité du travail qui posait problème que le fait de devoir me discipliner et d’être davantage laissée à moi-même. C’est donc avec soulagement que j’ai terminé mes examens.

Au moment de travailler sur mon projet de thèse, j’ai trouvé très stimulant de pouvoir donner forme à un questionnement confus qui, peu à peu, devenait un projet de recherche concret. Tout le long de l’écriture de ma thèse, mon directeur m’a épaulé, s’assurant chaque fois de la pertinence et de la cohérence de ma démarche. À ce moment-là, j’ai aussi beaucoup bénéficié des activités organisées par le Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM). J’aimais participer à leurs débats et découvrir les approches de chercheurs d’autres disciplines. C’était aussi un espace où je pouvais échanger avec des collègues qui vivaient les mêmes réalités que moi.

Les derniers mois d’écriture ont été les plus intenses, mais aussi les plus agréables : j’avais l’impression d’habiter ma thèse, je me sentais créative et je travaillais sur des thèmes que (finalement!!) j’avais l’impression de maîtriser.

Quelle est la suite pour la première diplômée du doctorat de l'École?

Je suis chanceuse car tout bouge très vite depuis que j’ai déposé ma thèse. Dès les premières semaines, j’ai fait un petit contrat de recherche pour un organisme situé à Montréal, puis j’ai trouvé un contrat de gestion de projet  en immigration à Ottawa avec le Consortium national de formation en santé. En ce moment, je monte un cours en ligne d’introduction en sociologie pour l’Université d’Ottawa – et je suis bien emballée de retrouver l’environnement académique. Comme j’ai déjà des propositions de contrats portant sur la recherche pour l’automne, je ne suis pas à plaindre! J’espère pouvoir continuer de faire de la recherche tout en contribuant au bien commun.

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