Journée mondiale des réfugiés - L'impact des compétences linguistiques des immigrants sur les salaires canadiens

Publié le jeudi 25 mai 2017

Candidate au doctorat au Département de science économique sous la supervision de Catherine Deri Armstrong et Miles Corak, Seda Gunduz se penche sur le rôle des compétences linguistiques des immigrants par rapport à la rémunération au Canada.

Seda Gunduz

Champ d’intérêt

La thèse de Seda Gunduz porte sur l’évolution des compétences linguistiques parmi la population immigrante ainsi que ses effets sur le salaire. Ce travail aborde trois enjeux importants. En premier lieu, il décrit le déclin des compétences linguistiques chez les cohortes immigrantes des trois dernières décennies. Ensuite, il analyse la permutabilité entre les immigrants et les non-immigrants au sein du marché du travail canadien, par rapport aux compétences linguistiques des premiers. Finalement, il vise à estimer la capacité des femmes immigrantes à remplacer les hommes immigrants sur le marché du travail canadien.

Motivation

Pendant sa première année à l’Université d’Ottawa, Seda Gunduz a travaillé en tant qu’assistante de recherche pour le professeur Miles Corak. Leur projet consistait à étudier la réussite économique des immigrés de deuxième génération. Parmi les nombreux facteurs examinés, les compétences linguistiques des parents ont été jugées importantes. L’étudiante s’est donc montrée curieuse de savoir de quelles façons les compétences linguistiques des immigrants jouent un rôle dans l’intégration économique de ces derniers. Ayant été elle-même immigrante (de la Turquie), elle a affronté au début des difficultés de taille pour participer en classe et bâtir un réseau social, à cause de son niveau de compétence linguistique en arrivant au Canada. À la suite d’une discussion avec le professeur Corak, elle a donc décidé de focaliser sa recherche doctorale sur le rôle des compétences linguistiques par rapport à l’intégration économique des immigrants au Canada. Elle espère que ses travaux permettront de mieux déterminer les politiques qui seraient en mesure de favoriser ce processus d’intégration.

Pertinence

Seda Gunduz pense que bien que le Canada contribue généreusement à aider les réfugiés (comparativement à d’autres pays occidentaux), la crise est d’une telle envergure qu’il existe un abîme entre ceux qui cherchent à obtenir le statut de réfugié et ceux qui parviennent à l’obtenir. Selon les Nations Unies, le nombre de demandeurs d’asile dans le monde avait augmenté de deux millions à la fin de 2015. Sur un total de 65,3 millions de personnes déplacées de force, 11,7 millions provenaient de la Syrie. Ces chiffres sans précédent devraient donner lieu à davantage d’efforts et de collaboration à l’échelle nationale et internationale, car selon Seda, la crise des réfugiés n’est pas près d’être résolue et aura un impact social et économique sur nos vies.

Apprenez-en davantage sur la recherche étudiante concernant les enjeux des réfugiés et les initiatives d’aide aux réfugiés mises en place par l’Université d’Ottawa.

 

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