Michela Planatscher, étudiante diplômée contribue à des questions complexes de notre société.

Publié le mardi 28 novembre 2017

Chaque année, plusieurs étudiants et étudiantes entament ou continuent leurs études aux cycles supérieurs. Leurs recherches touchent des questions complexes de notre société et sont au cœur de notre faculté. C’est pourquoi il est important pour nous de les promouvoir.

Nous vous invitons à découvrir chaque mois nos étudiants et étudiantes, et leurs recherches, en relation aux journées thématiques des Nations-Unies. Ce mois-ci, nous sommes fières de vous présenter Michela Planatscher, étudiante au département de science économique pour  Journée internationale des volontaires (5 décembre).

  1. Parlez-moi de votre parcours?

Bonjour, je m’appelle Michela Planatscher. Il y a trois ans, j’ai décidé de venir au Canada pour mon doctorat et d’étudier l’économie en lien avec mes études antérieures à l’université trilingue de Bolzano /Bozen en Italie. À l’Université d’Ottawa, j’ai terminé avec des notes impressionnantes dans toutes mes classes et j’ai réussi mes examens de synthèse ainsi que mon examen de terrain en économie publique sans délai. Par la suite, j’ai commencé à travailler sur ma thèse.

J’ai été encouragé à travailler sur les questions autochtones par le prof. Aggey Semenov qui enseigne et s’intéresse vivement à l’économie autochtone; Grâce à ses conseils, j’ai pris conscience des problèmes des Autochtones ici au Canada. Le rôle joué par le secteur de la bienfaisance dans le développement économique des collectivités autochtones n’a pas été étudié jusqu’à présent. Mon directeur de thèse est la prof. Rose Anne Devlin qui possède une expertise savante en philanthropie et a déjà travaillé avec des données sur la localisation des organismes de bienfaisance enregistrés. Le but de ma recherche est d’examiner la relation entre la proximité des organismes de bienfaisance et le statut de bien-être des peuples autochtones. Plus précisément, j’étudie si ces organismes de bienfaisance exercent un effet causal sur le bien-être des collectivités autochtones, tel que mesuré par Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC) ainsi que sur le bien-être économique de leurs citoyens, que je pourrais mesurer en utilisant les données confidentielles de Statistique Canada.

  1. Qu’est-ce qui vous a motivé ou inspiré à poursuivre votre recherche?

Selon l’étude nationale des ménages de 2011, les Autochtones représentent 4,3 % de la population canadienne. Les premiers habitants du pays, c’est-à-dire, les Premières Nations, les Métis et les Inuits, sont différents à cause de leurs traditions, leur langue et leurs croyances spirituelles, lorsqu’ils sont comparés aux autres résidents. Il existe des preuves historiques du désavantage entre les populations non autochtones et autochtones, il est visible que ces dernières sont toujours aux prises avec des problèmes sociaux et des difficultés chroniques et complexes. Malgré des améliorations de la qualité de vie au cours des dernières décennies, de graves divergences subsistent entre les deux groupes : les données d’AADNC montrent par exemple que 94,3 % des collectivités des Premières Nations ont un score de bien-être communautaire inférieur à la moyenne. Par conséquent, la notion de « combler le fossé » est devenue une préoccupation majeure pour tous les niveaux d’autorités gouvernementales et de décideurs au Canada.

Ma recherche permettra de mieux comprendre, si et comment la présence d’organismes de bienfaisance locaux a un impact sur le bien-être de la communauté au Canada, en insistant particulièrement sur le bien-être des communautés autochtones. Il est important de comprendre les besoins et les priorités des peuples autochtones et comment les organisations caritatives pourraient mieux les satisfaire. En outre, il est essentiel de reconnaître quels nouveaux types d’organismes de bienfaisance pourraient être créés pour répondre aux besoins non satisfaits dans les collectivités autochtones. Tout cela peut aider à définir un mécanisme qui peut être utilisé pour réduire l’écart entre la population autochtone et la population non autochtone.

  1. Pourquoi votre recherche est importante dans la société d’aujourd’hui?

À ce jour, personne n’a mené ce type d’enquête. Par conséquent, comprendre et combler le fossé entre les peuples autochtones et non autochtones est un sujet important à découvrir. Une partie de mon travail consistera à examiner la composition de la mesure du bien-être communautaire existante pour voir si c’est un moyen utile d’évaluer les communautés autochtones. J’espère que mon travail aidera à montrer comment certaines des difficultés sociales vécues par la population autochtone peuvent être atténuées.

  1. Qu’aimerez-vous voir ou accomplir dans le futur à ce sujet?

Très peu de travail a été fait sur le lien entre la prestation de services par les organismes de bienfaisance et le bien-être de la communauté, en général. J’espère que mon travail aidera à souligner le rôle important que joue le secteur caritatif dans les communautés, en particulier pour les groupes défavorisés au Canada. J’aimerais voir ma recherche aider les dirigeants communautaires et les décideurs à concevoir de nouvelles façons de répondre aux besoins sociaux et économiques.

 

 

 

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