Comment obtenir un emploi en développement international

Les résultats d'une étude mené par l'ACÉDI et CCUPIDS sur les parcous de carrière chez les diplômés en études du développement international sont maintenant disponible. Ce rapport aborde la question de l’impact des programmes d’études en développement international au Canada sur les carrières des diplômés et sur leur cheminement de l’université sur le marché du travail.

Après avoir obtenu son diplôme, la recherche d’un emploi peut être un défi en temps ces difficiles où les gouvernements et les ONG connaissent des compressions budgétaires. En conséquence, Robert David, l’un de nos professeurs ayant une longue expérience dans la pratique du développement, a rassemblé ses recommandations sur comment obtenir un emploi en développement. Voir les informations sous la vidéo.

Objectifs
  1. Acquérir de l'expérience de travail et élargir votre réseau de contacts ici et à l'étranger.
  2. Obtenez un emploi stable avec un salaire décent dans votre domaine d’intérêt préféré.

Vous trouverez ci-dessous des moyens d’acquérir de l’expérience précieuse et de trouver du travail dans le domaine du développement international, notamment dans le domaine de l’aide humanitaire. Ce document commence avec suggestions pour les personnes peu ou pas expérimentées dans la recherche d’emploi, telles que l’utilisation des services de l’université, le bénévolat et les stages. Il aborde ensuite la spécialisation, la création de votre propre emploi et la recherche d'un emploi à l'étranger, et fournit de nombreux liens Internet contenant des informations sur les postes de niveau débutant ou supérieur. Notez que de nombreux sites de ce document contiennent des informations sur plusieurs options (par exemple, le volontariat, les stages et les opportunités de carrière), il est donc recommandé de jeter un coup d’œil sur tous les liens. Il existe plusieurs autres organisations (surtout les plus petites) qui ne sont pas incluses ici. Si vous connaissez ou découvrez d'autres possibilités qui devraient être incluses, faites nous en savoir à edim@uOttawa.ca. Bonne chance!

 

Services de l'Université d'Ottawa
Travailler en tant que volontaire

Faire du bénévolat ici ou à l'étranger est l'un des meilleurs moyens d'acquérir de l'expérience, d'établir des contacts, de montrer vos capacités et votre motivation, et d'être embauché à contrat, ou à un poste temporaire ou permanent. Parcourez les sites Web des ONG locales dont les noms apparaissent sur cette page ou sur l’un des sites énumérés ci-dessous.

Il existe nombreuses organisations et entreprises qui organisent des stages volontaires à l’étranger pendant plusieurs semaines ou mois. Le problème est que vous devez collecter des fonds ou payer le stage vous-même! Voici quelques suggestions :

Vous trouverez ci-dessous certaines des plus grandes organisations au Canada et aux Nations Unies. D'autres pays développés ont des programmes similaires, si vous avez une autre citoyenneté.

Faire un stage
Spécialisez-vous

Poursuivez vos études en vous spécialisant dans un domaine particulier: assistance humanitaire (logistique, gestion), gestion de projet / programme, administration publique, affaires internationales, santé, gérance de l'environnement, énergies alternatives, collecte de fonds institutionnelle, comptabilité, administration, droit international ou autre région (de préférence en forte demande).

Aller chercher du travail à l'étranger

Vous avez des connaissances et des compétences que de nombreuses organisations recherchent: compétences linguistiques internationales (anglais, français, espagnol, etc.); rédaction (documents conceptuels et propositions de projets, communications, contenu du site Web, etc.); recherche; la gestion de projet, l'administration et les finances, ainsi que la connaissance d'un certain nombre de bailleurs de fonds (ACDI, ONG, fondations, etc.), entre autres. Et vous pouvez proposer des idées (voir «Créez votre propre emploi» ci-dessous).

Choisissez un pays / une région qui vous intéresse, de préférence un pays où l’aide internationale est importante (par exemple, Haïti, la Bolivie, le Brésil, le Pérou, certains pays africains, le Bangladesh, la Cisjordanie et Gaza). Renseignez-vous auprès des organisations nationales et internationales qui y travaillent et essayez de trouver un poste rémunéré ou bénévole.

Créez votre propre emploi

Il est parfois possible de proposer à une ONG un projet d'éducation au développement ou même un projet dans un pays en développement (peut-être avec une organisation partenaire que vous connaissez), puis de travailler sans compensation pour obtenir une ou plusieurs contributions financières de différentes sources. Si vous obtenez les fonds, l’ONG vous engage pour la durée du projet afin de le mettre en œuvre. Tout cela sous leur dénomination sociale, leurs processus de supervision et d’approbation, et nous espérons qu’ils travaillent dans leur bureau.

Une autre proposition risquée, mais peut-être plus satisfaisante, est de faire cavalier seul. Vous trouvez votre propre financement, seul ou avec d'autres. Une fois le financement obtenu, vous pouvez proposer de collaborer avec une ONG ou poursuivre seul, auquel cas vous devrez peut-être enregistrer légalement votre groupe en tant qu'organisme de bienfaisance, ou incorporer au besoin.

Plus tard, lorsque vous aurez acquis plus d’expérience, vous pourrez travailler en tant que consultant privé et tenter d’obtenir des contrats. Dans ce cas, il est utile de disposer d'un ensemble de compétences claires en rapport avec le développement (telles que la planification et la gestion de projet, les compétences de facilitation, les compétences en évaluation, ou les compétences techniques telles que la gestion de l'eau, l'ingénierie, la fourniture de soins de santé, la gestion d'entreprise).

Travailler pour un ONG canadien
Travailler au sein du gouvernement canadien, d'organismes fédéraux ou de sociétés d'État

(stages et emplois; mieux vaut parler à quelqu'un là-bas pour connaître les possibilités)

Voir également les sections internationales d'autres départements gouvernementaux tels que les finances, les ressources humaines, l'environnement, etc., pour connaître les possibilités étant donné que nombreux d'entre eux sont impliquées dans des travaux internationaux.

 

Travailler dans une organisation étrangère

(volontaires, stages, emplois)

Travailler pour une ONG humanitaire

(volontaires, stages, emplois. Certaines des plus grandes organisations sont énumérées ci-dessous, mais de nombreuses petites et moyennes organisations travaillent dans ce domaine)

Autres possibilités

Il existe de nombreuses autres voies à suivre dans le domaine du développement ou des affaires internationales. Voici quelques-unes d'entre elles:

  • Il existe de nombreux emplois dans des domaines connexes qui ont une forte composante internationale, tels que l'environnement (voir ECO Canada), les droits de la personne (ex. Ligue des droits et libertés, Amnesty International, Human Rights Watch , OSCE), universités et collèges (ex. : Bureau canadien de l’éducation internationale), santé (Le Fonds mondial,  journalisme (ex. PEN International) ou dans d’autres domaines d’activité.
  • Les grandes et petites fondations soutiennent parfois des projets internationaux ou travaillent exclusivement sur des questions internationales (ex. One Drop Fdn, Ford Fdn, Bill & Melinda Gates Fdn, George Soros Fdn, etc.)
  • Il existe des centaines de centres de recherche indépendants ou liés à une université qui étudient des questions liées au développement international où vous pourriez aider les chercheurs, effectuer des recherches originales ou effectuer une analyse des politiques (pour des stages ou des emplois), au Canada (SIDGS, Centre Canadien des Politiques Alternatives, Conseil International Canadien, Institut CD Howe, Conference Board du Canada, Institut de recherche en politiques publiques, Institut québécois des hautes études internationales, École Munk des affaires internationales, etc.) ou à l'étranger (Council on Foreign Relations, Institut des relations internationales et stratégiques, International Crisis Group, Institut international d’études stratégiques, etc.).
  • Travailler pour un professeur qui a obtenu un contrat pour aider un gouvernement étranger, une organisation ou une entreprise dans les domaines du développement, de la santé, de l’éducation, des questions féminines, de la gestion, de l’économie, de l’agriculture, des finances, de la gestion des conflits, de la consolidation de la paix ou dans tout autre domaine.
  • Travailler dans le secteur privé en tant que consultant (ex. Universalia), ou pour d’autres entreprises qui soumissionnent pour le AMC (Affaires mondiales Canada) et d’autres travaux publics liés au développement international (voir MERX) et tapez «AMC» dans le champ «Rechercher» de leur appel d’offres actuel. Vous pourrez voir qui font des soumissions et ensuite communiquer avec eux pour leur proposer vos services au début du processus.).

Bonne chance dans votre recherche d'emploi!

Profils diplômés

Plusieurs de nos diplômés se sont trouvé un emploi excitant dans des organisations internationales, gouvernementales ou non gouvernementales. Ces personnes décrivent ici leur emploi et offrent leurs conseils pour la recherche d’emploi en développement international.

Lise-Anne Léveillé

Lise-Anne Léveillé

Diplômée 2013, Maitrise en mondialisation et développement

Bonjour, je m’appelle Lise-Anne Léveillé et je suis graduée de l’école de développement international et mondialisation de l’Université d’Ottawa. Je travaille présentement chez USC Canada (usc-canada.org), la plus vieille ONG de solidarité internationale du Canada (fondée en 1945). USC Canada est une petite organisation qui  travaille collaboration avec des organisations locales dans 10 pays, et même 11 en comptant le programme canadien (Seedsecurity.ca). Tous les projets soutiennent l’agrobiodiversité, l’agroécologie, le développement de systèmes agricoles locaux résilients par les fermiers et le développement de la souveraineté semencière.

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Andrée Noiseux

Andrée Noiseux

Diplômée 2012, Maitrise en mondialisation et développement (avec option coop)

Étant à l’emploi de l’Institut franco-ontarien (un centre de recherche à l’Université Laurentienne à Sudbury), il est intéressant d’observer la réaction des gens lorsque je leur dis que j’ai complété une maîtrise en Mondialisation et développement international. Le Nord-est ontarien peut parfois sembler loin du reste du monde. Mais à bien y penser, ma maîtrise était une étape importante dans mon cheminement jusqu’ici. J’ai eu l’occasion de faire des stages en Bolivie et au Burkina Faso (pendant et après la maîtrise), des expériences qui m’ont été précieuses et qui m’ont portée à questionner ce que je tenais pour acquis et ce qui m’était important.

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Kévin Depault et Geneviève Gignac

Kévin Depault et Geneviève Gignac

Diplômées 2013 et 2012, Maitrise en mondialisation et développement (avec option coop)

Diplômés respectivement en science politique et en journalisme, ces deux anciens étudiants de l’ÉDIM y ont fait leur entrée en 2009. Passionnés par l’actualité et la coopération internationale, ils ont rapidement mis à profit leur nouveau milieu d’enseignement. « La raison première derrière le choix de l’Édim était de voyager tout en réalisant mes études », explique Kévin. C’est ainsi qu’après la fin de ses cours, il s’engage dans un stage de coopération avec la Faculté des Sciences Sociales au Botswana à l’automne 2010.

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Shantelle Binette

Shantelle Binette

Diplômée 2014, Baccalauréat en développement et mondialisation

Je travaille présentement avec le Mennonite Central Committee (MCC) afin de renforcer les capacités de réseautage d’organisations partenaires au Rwanda. A ce titre, j’aide à améliorer les capacités de planification, de transmission d’information, de suivi et d’évaluation de cinq organisations au Rwanda qui collaborent à un projet majeur portant sur la sécurité alimentaire et l’agriculture durable. Ce projet est financé par le MCC et la Banque canadienne de grains (Canadian Foodgrains Bank). Mon travail implique notamment de recueillir les commentaires des parties prenantes (participants, agriculteurs, conseillers agricoles) afin d’en tenir compte dans la planification de la prochaine phase du projet ainsi que d’aider à élaborer un système de suivi permettant de refléter tout ce qui survient.

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