Message de la directrice

Bienvenue à l’Institut d’études féministes et de genre de l’Université d’Ottawa

Les études féministes et de genre sont en plein essor au Canada comme à l’étranger, attirant un nombre croissant d’étudiant.e.s année après année. Depuis sa création en 1999, l’Institut a accueilli dans ses salles de classe de nombreux étudiants de toutes les facultés et disciplines offertes à l’Université d’Ottawa, qui s’inscrivent à un baccalauréat avec une majeure ou une mineure en Études féministes et de genre. Nos programmes d’études supérieures sont également au cœur des activités de l’Institut, avec 19 étudiantes et étudiants inscrits à la maîtrise et 34 au doctorat, dont 20 étudiants internationaux et 11 au programme en français (mai 2018). C’est d’ailleurs une fierté et un défi à relever pour nos membres que de continuer à promouvoir les études féministes et de genre au sein de la francophonie d’ici et d’ailleurs.

Espace d’échanges, de recherche et d’enseignement bilingue et convivial, l’Institut d’études féministes et de genre est d’abord une communauté favorisant la collaboration, la réflexion critique et l’apprentissage mutuel. Il rassemble un personnel dévoué et compétent, ainsi qu’un corps professoral interdisciplinaire provenant, entre autres, de la sociologie, du droit, du développement international, des lettres françaises, de l’histoire, de l’éducation, de la criminologie, des études politiques et de la santé. Reconnues tant au Canada qu’à l’international, plusieurs des professeures ont reçu des subventions CRSH et poursuivent des recherches qui portent par exemple sur l’engagement et la situation des femmes, des autochtones, des groupes racialisés et autres groupes minorisés. Les théories, méthodologies et pratiques féministes et intersectionnelles sont au cœur des intérêts des membres et partenaires de l’Institut afin de mieux comprendre les formes historiques et contemporaines d’oppressions et de relations genrées, ainsi que les expériences et innovations visant à promouvoir la diversité, la justice sociale et l’équité.

Les étudiant.e.s peuvent compter sur une équipe de chercheurs-enseignants dynamiques qui ont à cœur tant leur réussite que l’avancement de la recherche et l’amélioration des conditions de vie et de travail des individus et communautés souvent marginalisés. Nos étudiants ont par exemple complété des études sur les dynamiques de pouvoir, la situation des personnes trans et de celles vivant avec un handicap, les diversités sexuelles, la violence, les droits des femmes, les politiques publiques, le rôle des médias et des performances artistiques, le colonialisme, l’impact différencié des flux migratoires et de la mondialisation selon le genre ou l’orientation sexuelle, les théories queer, post/dé-coloniales et antiracistes, ou encore les mouvements sociaux transnationaux.

La recherche est également mise à contribution avec la série de Cafés féministes et la Conférence annuelle Shirley Greenberg. Cette dernière met en vedette des conférencières et conférenciers inspirants comme l’anthropologue Audra Simpson qui est venue, en avril 2018, présenter son prochain livre traitant des enjeux d’autonomie, d’auto-reconnaissance politique et d’impérialisme colonial. Auparavant, la Conférence Shirley Greenberg a également permis de recevoir, par exemple, la cinéaste abénaquise Alanis Obomsawin, qui a réalisé de nombreux documentaires sur les réalités des peuples autochtones, ou encore Sara Ahmed, théoricienne des questions de migration, d’inclusion, de racisme et de sexisme. Pour l’année 2018-19, nous compterons encore une fois sur la participation d’Ummni Khan à la Chaire conjointe en études des femmes, en partenariat avec l’Université Carleton, dont les travaux en cours portent sur la construction et la régulation sociojuridiques des pratiques sexuelles stigmatisées. Ainsi, cette année ne manquera pas de sujets d’actualité avec, par exemple, le Premier ministre Trudeau qui se dit à la fois féministe et engagé pour l’environnement et la défense des droits des peuples autochtones, tout en engageant quelque 4,5 milliards de dollars des deniers publics pour racheter à Kinder Morgan le controversé pipeline Trans Mountain qui a soulevé la grogne de plusieurs communautés des premières nations.

Au nom des membres du personnel et de l’ensemble du corps professoral, nous vous souhaitons une année remplie de défis et de projets stimulants. Nous espérons pouvoir répondre aux besoins et intérêts du milieu universitaire et des réseaux féministes de la région. N’hésitez pas à communiquer avec nous afin de discuter davantage de nos programmes et activités, des spécialisations de notre corps professoral et des nombreux chercheurs affiliés à l’Institut.

Marie-Josée Massicotte
Directrice

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