Descriptifs : Séminaires de maîtrise et de doctorat

Pour des raisons d’accessibilité, les descriptifs des séminaires en français et anglais sont désormais présentés sur des pages séparées.  Consulter les descriptifs en anglais.

2018-2019

ANT 5500 Approches théoriques comparées en anthropologie : Les traditions françaises et anglo-américaines (3 crédits)

Professeur: Simon, Scott
Automne 2018

L’objectif général de ce cours est d’approfondir les connaissances des étudiant-e-s sur les traditions française et anglo-américaine en anthropologie. Ce cours de maîtrise permettra aux étudiant-e-s d’acquérir des connaissances théoriques et factuelles sur des traditions françaises, américaines, et britanniques en anthropologie. L’objectif est de comprendre la contribution de l’ethnographie à la discipline, ainsi que les conversations transatlantiques qui inspirent à la fois la science et l’art d’anthropologie.

Évidemment, nous ne pouvons pas couvrir toute l’histoire de la discipline dans une courte session scolaire. Le séminaire est donc structuré autour d’une thématique précise: la relation entre les humains et les autres vies de notre planète. Nous explorons ensemble des textes classiques de la discipline (Malinowski, Morgan, Lévy-Bruhl, Lévi-Strauss, Bateson), mais aussi des contributions aux nouvelles théories (Atran, Lestel, Ingold, Descola, Bloch, Kohn). Quelle est la place de l’humain dans un monde rempli d’autres vies? Comment les humains ont-ils compris la diversité de ce monde?   


ANT 5541 Méthodologie de la recherche en anthropologie (3 crédits)

Professeure: Laplante, Julie
Automne 2018

À partir des recherches de terrain envisagées par les étudiants, le séminaire vise offrir une occasion d’explorer diverses méthodologies de recherche par leur mise en pratique tout au long de la session. Ce parcours se fera en revoyant la question de la «collecte de données et de l'analyse» pour par ailleurs porter une attention plus particulière vers des manières de maximiser les potentiels d'un apprentissage par expérience propre à l'anthropologie, entre autre selon des approches sonores, visuelles, sensibles, réflexives, poétiques et imaginatives. On verra comment une méthode se raffine en correspondance avec une problématique, éthique et approche théorique.


ANT 6501 Thèmes choisis en anthropologie politique et changements socioculturels (3 crédits)

Professeur: Vibert, Stéphane
Hiver 2019

Anthropologie des nationalismes

Ce séminaire propose une perspective d’anthropologie politique sur le phénomène contemporain des « nationalismes », conçus à la fois comme discours idéologiques, groupements socio-politiques et structures institutionnelles appelant à instaurer, renforcer ou restaurer une communauté culturelle nommée « nation ». Alors que de nombreux chercheurs prédisaient leur disparition prochaine à l’ère de la « mondialisation » et du cosmopolitisme, les nationalismes connaissent au contraire un regain de popularité et de succès, qu’ils se portent à la défense d’un État-nation pensé comme menacé (par l’assimilation, la globalisation, l’immigration, l’impérialisme), soit qu’ils militent pour sa création, par souveraineté ou autonomie, à partir de la situation d’une minorité historique aux fondements culturels, ethniques, linguistiques ou religieux (Autochtones, Québécois, Palestiniens, Kurdes, Catalans, Écossais, etc.). En ce sens, une anthropologie des nationalismes considérera autant les sentiments, passions et émotions (potentiellement producteurs de violence) produits, entretenus et transmis autour de l’idée de nation, que le travail historique de « nationalisation » comme mise en œuvre d’un régime d’identification nationale, par la culture, l’éducation ou la citoyenneté. Il faudra ainsi porter attention au « nationalisme banal », véhiculé par incorporation et naturalisation jusque dans les pratiques ordinaires, les ressentis quotidiens et les implicites intériorisés.


ANT 6503 Question autour de la notion de la culture en anthropologie (3 crédits)

Professeure: Jaclin, David
Automne 2018

DESCRIPTION OFFICIELLE DU COURS

Analyse historique et critique approfondie des apports et limites de la notion de « culture » en anthropologie autour de laquelle se concentrent les enjeux majeurs de la discipline : transformations identitaires, (dé)colonisation, bouleversements socio-économiques et migrations, dynamiques mondiales et problématiques du pluralisme, du multiculturalisme et de l'interculturalisme.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU COURS

Permettre aux étudiant.e.s de s’engager pleinement dans les récentes discussions anthropologiques animées autour de la notion, fondamentale, de culture.

En effet, si la notion même de «culture» laisse perplexes bon nombre d’anthropologues, c'est peut-être parce que la réalité à laquelle cette notion entend renvoyer est en soi troublante. Culture de la performance, cultures autochtones, cultures bactériennes et de la flore intestinale, culture du silence, du mensonge et de la corruption ou encore culture générale, voire même culture au singulier, comme dans « LA culture », comment se fait-il qu’un seul et même mot puisse caractériser à la fois un état et une action, un groupe d’individus et les gestes qui les relient, comment cette seule et même notion peut-elle se faire à la fois verbe (cultiver) et objet (culture), situation (cultivé) et promesse (cultivable) ? Comment une seule et même notion peut-elle relever, dans le champ des sciences sociales à tout le moins, à la fois d’une forme d’objectivation (la culture du cannabis) et à une forme de subjectivation (les usages récréatifs du cannabis, cultivé donc) ?

En réalité, les définitions du terme ‘culture’ sont multiples et varient d’une époque à l’autre, d’un usage sémantique à une préférence académique, passant ainsi du simple partage systématique de traits ou de gestes (par exemple, l’habitude de passer des heures devant nos petits écrans) à des agencements plus ou moins complexes de pratiques anthropiques (l’émergence de mondes numériques et des vies humaines tout entières qui s’y enchevêtrent désormais).

Tout cela rend en fin de compte le concept de culture hautement problématique… Non seulement en termes de sémiologie (un mot pour plusieurs sens et de multiples réalités qui continuent d’échapper à leur description), mais aussi de performativité (on parle ici d’humains qui fabriquent de la culture et de cultures qui, en retour, façonnent des groupes humains - poule ou oeuf?). Dès lors, comment envisager, dans une perspective anthropologique, cet aller-retour (entre objet et sujet, fabriquant et façonné, émetteur ou récepteur) ?

C’est ce que nous verrons dans ce séminaire… Navigants depuis les classiques (Tylor, Boas, Mauss, Lévi-Strauss) jusqu’aux approches les plus récentes, nous problématiserons les limites intrinsèques à la question des arrangements sociaux (Lock & Nguyen, Lock & Faquhar), les rendant alors multiples (Geertz, Ortner, Leslie), expérimentaux (Fischer) ou bien encore explosifs - en particulier dans l’opposition ontologique de la notion de culture à celle de nature (Descola, Ingold, Mol, Viveiros de Castro). 

Nos discussions s'appuieront sur des études de cas à fort potentiel d’estrangement et que nous emprunterons alors à la culture tissulaire (notamment d’une biologie synthétique DIY), au jardinage bouddhiste zen ou encore à la fabrication américaine et artisanale de fromage fermier. Ceci, afin de mieux saisir certaines des implications (méthodologiques, théoriques et empiriques) liées à l’usage (et à l’usure) de la notion de culture dans la recherche contemporaine en sciences sociales et humaines


ANT 6550 Problématique de recherche en anthropologie (3 crédits)

Professeur: Mirza, Vincent
Hiver 2019

L’objectif de ce séminaire est de permettre aux étudiants d’articuler une problématique de recherche à partir de réflexions épistémologiques, méthodologiques et théoriques. Pour ce faire, nous verrons comment concevoir un projet de recherche et ses différentes composantes, comment le structurer et nous réfléchirons sur la façon dont la posture anthropologique amène un éclairage particulier aux enjeux du monde contemporain.


SOC 6501 Problématique de recherche sociologique (3 crédits)

Professeur: McLaughlin, Mireille
Hiver 2019

À venir


SOC 7501 Citoyenneté et droits (3 crédits)

Professeure: Denis, Claude
Automne 2018

À venir


SOC 7507 Sociologie des religions (3 crédits)

Professeur: Meunier, E.-Martin
Hiver 2019

Cette année, le séminaire sera principalement consacré à l’élucidation de la question de la sécularisation, et ce, en privilégiant une approche comparative entre plusieurs pays et différents contextes sociohistoriques. La question de la sécularisation a fait couler beaucoup d’encre et continue d’être l’un des concepts fondamentaux de la sociologie des religions en rapport à la question (non moins importante) du changement social. Y a-t-il retrait du religieux et de la religion dans les sociétés contemporaines ? Assistons-nous au contraire à leur retour ? Faut-il sur cette question distinguer « religion » et « religiosité » ? La sécularisation touche-t-elle les pays occidentaux d’une même façon ? N’affecte-t-elle que l’Occident chrétien ou se généralisera-t-elle à toutes les nations ? En quoi modifie-t-elle les sociétés ? Y a-t-il un lien entre la sécularisation et le pluralisme ? La pluralité sociale et religieuse qui semble caractériser la société contemporaine ne suppose-t-elle pas une certaine forme de sécularisation ? Au contraire, le pluralisme religieux des sociétés cosmopolites n’exige-t-il pas l’abandon du concept de sécularisation ? Telles sont quelques questions, parmi bien d’autres, qui seront au centre des préoccupations de ce séminaire.

Ce séminaire est ouvert aux étudiants et étudiantes de maîtrise et de doctorat.


SOC 7508 Sociologie de la santé (3 crédits)

Professeure: Bouchard, Louise
Hiver 2019

De la sociologie médicale des années 50 à la sociologie de la santé aujourd’hui, ce séminaire abordera la question de la santé dans toute son extension.  Enjeu de société par excellence en raison des développements technologiques sans précédent et des problèmes éthiques qu’ils engendrent, des coûts en constante croissance, des luttes interprofessionnelles, voire des visions opposées sur la finalité même du système, c’est-à-dire l’amélioration de la santé des populations. Les deux grands paradigmes biomédical et social continuent de s’affronter faisant apparaître un des paradoxes les plus surprenants dans les sociétés au système de santé hautement développé ; la croissance des inégalités sociales de santé. Cette problématique sera tout particulièrement examinée.


SOC 7510 Théories sociologiques contemporaines (3 crédits)

Professeur: Tremblay, André
Automne 2018

Dans ce cours nous explorerons une tradition sociologique qui puise ses sources en Amérique, plus spécifiquement à Chicago, mais dont les auteurs contemporains parmi les plus intéressants sont Français. L’école pragmatique française s’est développée au cours des vingt dernières années à partir d’une relecture (parfois même une première lecture) des pragmatistes américains du début du XXe siècle : Josiah Royce, William James et John Dewey notamment. Parmi ceux-ci, George Herbert Mead est un des rares auteurs américains à être considéré comme un classique aux côtés des Marx, Durkheim, Weber et Simmel. Son principal ouvrage, L’esprit, le soi et la société, vient de faire l’objet d’une nouvelle traduction par deux membres du mouvement pragmatiste français, Louis Quéré et Daniel Cefaï, il nous servira de point d’entrée. Formé comme psychologue et philosophe, une combinaison habituelle à la fin du XIXe siècle, Mead ancrera sa psychologie dans le social. Il sera une des sources de la formation du premier département de sociologie, celui de l’Université de Chicago, sans jamais lui appartenir. Il inspira directement l’école dite de l’interactionnisme symbolique et il influença ce que l’on nommera l’École de Chicago.

Une autre source de la mouvance pragmatiste contemporaine est Harold Garfinkel, le fondateur de l’ethnométhodologie. Son principal ouvrage, Études en ethnométhodologie, vient également de faire l’objet d’une traduction récente par une équipe dirigée, notamment, par Louis Quéré. Daniel Cefaï lui a consacré maints travaux. Il inspire Bruno Latour comme Laurent Thévenot. Comme Mead, mais en suivant une filière différente, il s’intéresse à la communication et à la vie ordinaire.  Il s’inspire particulièrement d’Alfred Schutz, un phénoménologue allemand émigré aux États-Unis, qui puise tant dans les travaux du philosophe allemand Husserl que chez William James, John Dewey et George H. Mead. Garfinkel sera notre deuxième auteur de base.

Erving Goffman fut le premier auteur de l’école de Chicago à faire l’objet d’une traduction française, dès les années 1960 sous l’instigation de Pierre Bourdieu. Tantôt proche de Garfinkel tantôt dans une catégorie à part, son travail sur la dramaturgie de la vie quotidienne mérite un détour, il s’inspire tant de Schutz que de Burke, un philosophe américain. Il s’intéresse donc à l’interaction humaine et plus spécifiquement, dans son ouvrage Les cadres de l’expérience traduit en 1991, à « la structure de l’expérience individuelle de la vie sociale » (Goffman, 1991 : 22) .

Nous ne pourrons pas voir tous les auteurs de cette mouvance dans le cadre du cours. Nous aborderons principalement Mead, Garfinkel et Goffman, ce qui n’interdit pas de choisir d’autres auteurs majeurs de cette tradition pour le travail final, un choix réalisé en consultation avec le professeur. On peut penser ici aux ouvrages de Schutz et à celui de ses successeurs les plus proches, Berger et Luckmann : La construction sociale de la réalité.

Parmi les sociologues français qui se sont référés au mouvement pragmatiste, nous verrons plus particulièrement l’ouvrage de Boltanski et Thévenot, De la justification : les économies de la grandeur, celui de Thévenot, L'action au pluriel : sociologie des régimes d'engagement et de Boltanski également De la critique. Mais tant De Certeau, L’invention du quotidien, que Michel Maffesoli ont joué un rôle considérable pour la propagation des idées pragmatistes. Ils pourront également être utilisés pour le travail final.

La pédagogie du cours est essentiellement fondée sur la lecture et le commentaire des textes originaux. Je ferai d’abord une présentation d’ensemble du mouvement et de ses principales avancées. Les étudiants devront faire deux présentations des auteurs. Les cours de présentation alternant avec des ateliers de discussion et de synthèse de la pensée de chaque auteur. Chaque étudiant devra aussi présenter son travail final en le mettant en relation avec sa démarche intellectuelle personnelle ou sa thèse. Certains ajustements seront faits selon la taille du groupe.

Démarche du cours

  • Un séminaire aux responsabilités partagées
  • Introduction à un des grands courants de la sociologie contemporaine
    • Sources américaines
      • George H. Mead et l’École de Chicago
      • Herbert Blumer et l’interactionnisme symbolique
      • Alfred Schutz et la sociologie de la vie ordinaire
      • Harold Garfinkel et l’ethnométhodologie
      • Peter Berger et Thomas Luckmann et la construction sociale de la réalité
    • Pragmatisme français
      • Les passeurs: Isaac Joseph, Louis Quéré
      • Boltanski, Thévenot, Latour
  • Apprendre à utiliser l’approche pragmatiste dans une démarche de recherche

SOC 7514 Changement social (3 crédits)

Professeure: Capitaine, Brieg; Vibert, Stéphane
Hiver 2019

Séminaire CIRCEM

Socio-anthropologie de la violence - Dominations, luttes, résistances

Le séminaire entend proposer une réflexion socio-anthropologique sur les manifestations de la violence politique, au sens large, dans les sociétés contemporaines. Il s’agit d’éviter une définition a priori, puisque la qualification des situations par le terme de « violence » relève elle-même d’un enjeu politique. À partir des expériences vécues et des contraintes structurelles, le séminaire fournira l’occasion de penser à la fois les théorisations sociologiques de la violence ainsi que ses expressions individuelles et collectives, tant du côté de l’État et des institutions légales que des contestataires de l’ordre établi. En première approximation, la violence politique recouvre un vaste spectre de pratiques socio-politiques (arrestations, détentions extra-légales, tortures, disparitions forcées, exécutions, tueries, massacres, déportations, etc.) ou de réalités systémiques (guerre, totalitarisme, colonisation, terrorisme, dictature), qui mêlent indissolublement dimensions idéelles (idéologie, discours, croyances) et corporelles (douleurs, souffrances, mort). Il conviendra donc d’examiner les diverses formes de violence comme atteinte au corps, à la personne, à la dignité et aux valeurs, tout en s’interrogeant sur les multiples locutions qui en rendent compte, de la banalité du mal (Arendt) à la violence symbolique (Bourdieu), en passant par le biopouvoir (Foucault), l’anti-sujet (Wieviorka), la souffrance sociale (Kleinman), la zone grise (Primo Levi) ou la culture de la terreur (Taussig).


SOC 7540 Méthodologie quantitative avancée (3 crédits)

Professeur: Goldmann, Gustave J.
Automne 2018

OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU COURS

Les étudiants obtiendront les compétences nécessaires pour entreprendre les analyses quantitatives multivariées avec les méthodes utilisées actuellement dans les sciences sociales. Il est important que les étudiants aient une connaissance des méthodes d’analyse descriptives et déductives, y compris les méthodes de régressions simples. Nous allons aborder les méthodes d’analyse avancées telles que les modèles logistiques, les modèles de risque proportionnel et les équations structurelles. Les étudiants auront l’occasion d’analyser de données actuelles avec le progiciel statistique STATA.

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

  1. Un survol des méthodes d’analyse descriptives et déductives. Cela comprendra l’interprétation des mesures de tendance centrale, des mesures d’association et corrélation, la classification des variables et les régressions simples.
  2. Introduire l’analyse multivariée, les tests « t » et l’analyse de variance.
  3. Les modèles de régressions multivariées, avec les tests diagnostiques et l’interprétation des équations de régression.
  4. La pondération simple et complexe.
  5. Les modèles logistiques.
  6. Autres modèles avancés, tels que l’analyse de risque proportionnel et les équations structurelles.

SOC 7541 Méthodologie qualitative avancée (3 crédits)

Professeure: Gaudet, Stéphanie
Hiver 2019

Ce séminaire engage les étudiants dans l’expérimentation de toutes les étapes d’un processus inductif de recherche: de la problématisation à la rédaction d’un rapport . Au cours du semestre, les étudiants seront appelés à développer un projet avec une méthodologie qualitative qui répond à leurs approches épistémologiques. Nous discuterons d’ailleurs des limites et des avancées que proposent ces approches épistémologiques et méthodologiques qualitatives. Ce cours a pour principal objectif d’approfondir les méthodes d’analyse, notamment les techniques d’analyse assistées par logiciel. L’ensemble des évaluations repose sur le projet de recherche des étudiants. Des thèmes de projets de recherche seront proposés aux étudiants de maîtrise alors que les étudiants de doctorat pourront faire de la cueillette d’information en lien avec leur recherche doctorale. 


SOC 7520 Epistémologie Sociologique (3 crédits)

Professeure: Leroux, Robert
Automne 2018

L’épistémologie, dans son sens le plus large, cherche à expliquer comment les connaissances se coordonnent et évoluent.  Au début du 19e siècle, la sociologie, souvent à partir d’ambitieuses classifications des sciences, commence à préciser ses objectifs et à codifier ses méthodes.  Dans l’esprit des premiers sociologues, il n’est pas douteux que la science nouvelle qu’ils essaient de promouvoir doit se définir comme une discipline scientifique au même titre que la physique ou la biologie.  Dès sa naissance, la sociologie développe donc une série de questions épistémologiques qui restent encore actuelles, et qui seront d’ailleurs abordées dans ce cours comme, par exemple, la question des fondements philosophiques et scientifiques de la sociologie (et des sciences sociales), le débat entre le holisme et l’individualisme méthodologique, le statut de l’explication et de la compréhension, le modèle de la rationalité de l’agent, le réalisme scientifique, le problème des rapports entre la sociologie et les sciences sociales voisines, etc.  L’approche retenue, qui accorde une place importante à l’histoire des idées, se propose d’articuler un dialogue entre les travaux d’auteurs classiques et contemporains.


SOC 7550 Relations interethniques : Examen critique des théories et des recherches (3 crédits)

Professeure: Benhadjoudja, Leïla
Automne 2018

L’objectif général de ce séminaire est d’offrir une perspective critique des théories de l’ethnicité et des relations interethniques. Il s’agira d’analyser les thématiques reliées à l’ethnicité comme la catégorisation et la minorisation, la construction nationale, l’autochtonie, les processus d’intégration (multiculturalisme, assimilation, melting pot, etc.) et les enjeux liés à l’immigration dans un contexte de globalisation. Une perspective comparative sera privilégiée afin de rendre compte des différentes dynamiques relatives aux relations interethniques principalement au Canada, aux États-Unis, en Australie, et en Europe. Articulant une perspective historique et sociologique, ce cours vise notamment à saisir les enjeux et les différentes modalités de « gestion » de la diversité et les rapports entre État et groupes minorisés.


SOC 7556 Rapports sociaux de sexe et de minorisation (3 crédits)

Professeure: Masson, Dominique
Hiver 2019

DESCRIPTION OFFICIELLE DU COURS

Examen des modes de différenciation selon le sexe, l'ethnie et la race dans les sociétés contemporaines et leur articulation théorique.

OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU COURS

Avec les rapports de classe, les rapports sociaux de sexe et les rapports raciaux/ethniques sont largement considérés comme les principaux systèmes de différenciation et de hiérarchisation sociale qui marquent le passé et le présent des sociétés occidentales et postcoloniales. Les classements organisés par chacun de ces systèmes, les rapports de pouvoir et les processus de minorisation qui les accompagnent sont depuis longtemps d’un intérêt particulier pour la sociologie. On reconnaît depuis peu que les grands systèmes de différenciation et de hiérarchisation sociale n'existent pas de manière distincte et séparée : ils seraient, au contraire, intimement imbriqués. Ensemble, ils façonnent, avec d'importantes variations dans le temps et dans l'espace, une variété de terrains d’enquête : de la stratification sociale à la structure du marché du travail, de la production des savoirs sur « l’autre » au traitement politique ou juridique de « la différence », des débats sur le port du voile au militantisme féministe.

Être en mesure de comprendre les interrelations entre le genre, la « race », l'ethnicité et la classe et d'en voir les implications pour l'approche des phénomènes sociaux d'une façon qui respecte leur complexité est devenu un enjeu intellectuel majeur pour la sociologie contemporaine. Ce séminaire explore donc différentes façons de concevoir comment le  genre se combine avec « la différence » raciale, ethnique ou « culturelle », tout en tenant compte de l’effet, dans différents contextes, des rapports de classe et de la colonialité.

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

  • Prendre conscience des différentes façons dont les rapports sociaux de sexe s'articulent aux autres systèmes de différenciation et de hiérarchisation sociale qui structurent la « race », l’ethnicité et la classe dans différents contextes sociaux ;
  • Examiner et évaluer la contribution théorique et empirique de différentes façons de conceptualiser ces articulations et de les mettre à l’oeuvre dans des analyses sociologiques ;
  • Être en mesure de se situer dans les débats mettant en jeu les principales questions théoriques soulevées lors du séminaire.

Au plaisir de vous y voir !

Prof. Dominique Masson


SOC 7560 Développement : Examen critique des théories et des recherches (3 crédits)

Professeure: Mondain, Nathalie
Automne 2018

Ce séminaire s’intéresse aux relations existant entre les faits de population (mobilité, dynamiques familiales et reproductives, transformations socio-sanitaires) et les profondes mutations sociales en cours dans les sociétés des pays « en développement ». L’étude des différentes formes du changement social dans ces contextes sera fondée sur une analyse critique des théories et modèles sur lesquels repose la sociologie du développement. On insistera particulièrement sur les défis tant méthodologiques qu’éthiques soulevés par la mise en œuvre concrète des projets, qu’il s’agisse de recherches ou d’interventions dans des contextes de vulnérabilité socio-économique. Les dimensions liées aux rapports de pouvoir à différentes échelles, locale, institutionnelle et individuelle seront au cœur de la réflexion.


SOC 8510 Séminaire de doctorat

Professeur: López, José
Automne 2018 et Hiver 2019

Thème: La théorie sociologique comme pratique

Typiquement, la théorie sociologique est enseignée sous la forme des cours de survol ou en examinant minutieusement le corpus théorique des auteurs particuliers. Malgré la valeur de ce type d’approches, souvent les doctorants ont de la difficulté à développer leurs propres voix et pensées théoriques parce qu’ils sont piégés par la citation interminable des théories des autres. En plus, les doctorants ont tendance à utiliser la théorie comme explication par préférence à la théorie comme outil d’explication. Cela n’est pas étonnant, car la plupart des cours du premier et deuxième cycle abordant la THÉORIE plutôt que la théorisation comme activité pratique.

Les doctorants souvent confrontent et reproduisent la perception que faire de la théorie est une activité qui est limitée aux grands théoriciens.  Le séminaire part du principe que faire de la théorie n’est pas une pratique ésotérique. Lire et faire la théorie est un composant intégral du métier de sociologue. Les doctorants ne doivent pas seulement apprendre la théorie, mais faire la théorie eux-mêmes.

Faire de la théorie sociologique, à maintes reprises, se conceptualise comme une activité abstraite qu’on apprend de façon mystérieuse. Ce séminaire introduit les doctorants à la théorie sociologique comme activité pratique qui leur permet de développer des outils conceptuels et des regards techniques menant à l’explication des phénomènes sociaux concrets. Pour ce faire, le séminaire adopte une double logique : la lecture et l’étude des textes qui mettent l’accent sur les dimensions pratiques de comment faire de la théorie, et l’application de ces réflexions à des exemples de théories substantifs et au développement des aptitudes pour faire de la théorie.


SOC 8511 Séminaire avancé de recherche sociologique (3 crédits)

Professeure: Mondain, Nathalie
Automne 2018 et Hiver 2019

À venir


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