Michael Orsini, Vice-doyen aux études supérieures

Les étudiants sont au cœur de la mission du Bureau des études supérieures. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous soulignons les accomplissements de l’année, y compris quelques bourses d’importance des trois grands conseils subventionnaires du Canada : le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Qui plus est, Édith Brunette, doctorante à l’École d’études politiques, est l’une des vingt personnes qui ont obtenu une prestigieuse bourse de la Fondation Pierre Elliott Trudeau. Le projet d’Édith, que supervise la Pre Dalie Giroux, s’intitule « Redéfinir la liberté en art contemporain : comment les artistes canadien.ne.s transforment les formes d’engagement politique ».

À ces trois bourses d’études supérieures s’ajoutent des bourses du Programme d’études supérieures du Canada Vanier pour trois de nos étudiants : Eamon Colvin (Psychologie), Kharoll-Ann Souffrant (Service social) et Patrick Ladouceur (Service social).

Fait remarquable, trois des quatre Bourses postdoctorales Banting accordées à notre Université cette année vont à la Faculté des sciences sociales. Les trois bénéficiaires étudient au Département de criminologie : Alexander McLelland et Anna‑Louise Crago travailleront avec le Pr Chris Bruckert, et Midori Ogasawara travaillera avec la Pre Valerie Steeves.

Deux de nos diplômés de fraîche date ont remporté un prix pour la qualité remarquable de leur thèse. Kelly Gordon, diplômée récente du programme de doctorat en Études politiques et professeure adjointe au Département des sciences politiques à l’Université McGill, a remporté la Médaille d’or du Gouverneur général pour la meilleure thèse de doctorat en sciences sociales. Spécialiste des sexes et de la politique, Mme Gordon a intitulé sa thèse Mobilizing Victimhood: Blaming and Claiming the Victim in Conservative Discourse in Canada (utilisation de l’état de victime dans le discours conservateur au Canada : blâmer et poser en victimes). Katarina Bogosavljevic, doctorante au Département de criminologie, s’est vu accorder le Prix de la Commission aux études supérieures en humanités pour sa thèse de maîtrise, intitulée CFL has its patient zero”: A Critical Examination of HIV Nondisclosure in the Trevis Smith Case (la Ligue canadienne de football a son patient zéro : examen critique de la non-divulgation d’une infection au VIH dans l’affaire Trevis Smith).

Nous ne pourrions célébrer aucun succès du genre sans la détermination et le travail des étudiants eux-mêmes et le travail de leur superviseur, des membres des comités de bourses, du personnel de nos neuf unités et du Bureau des études supérieures. Leurs efforts remarquables méritent tous nos remerciements.

L’année 2018-2019 a été chargée à la Faculté, qui vient de créer trois programmes de maîtrise à base de cours, en sociologie, en développement international et mondialisation et en économie. Ces programmes diversifient l’offre présentée aux étudiants diplômés qui arrivent dans notre Faculté.

Pendant l’année à venir, nous investirons encore une bonne part d’énergie dans l’adaptation aux responsabilités nouvelles issues de la restructuration des études supérieures dans toute l’Université. Notre objectif est de combler le fossé entre l’administration des études et les étudiants, ainsi que d’enrichir l’expérience de nos étudiants diplômés.

Comme toutes les universités, nous nous interrogeons sur ce qui va bien et ce qui ne va pas aux études supérieures. Dans cette optique, nous veillons à ce que les programmes de maîtrise et de doctorat les mieux cotés continuent de bien préparer les étudiants à un marché du travail qui évolue sans cesse, sans négliger la rigueur de l’enseignement qui nous distingue.

D’ici la fin de mon mandat au vice-décanat, en décembre 2019, je continuerai de collaborer avec mes collègues de toute l’Université pour aider nos étudiants actuels et à venir. La décision prise par la direction de l’établissement au printemps 2018 d’aider financièrement tous les doctorants venus de l’étranger en réduisant les frais de scolarité à ce que paient les étudiants canadiens est méritoire, mais nous devons attirer les meilleurs candidats aux études supérieures avec des programmes de bourses compétitifs.

Par ailleurs, nous offrirons bientôt un nouveau programme de doctorat en anthropologie, des programmes de maîtrise en études sur la sécurité et la défense (à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales) ainsi qu’en anthropologie, droit et indigénéité, plus un nouveau doctorat à finalité professionnelle en affaires publiques et internationales.

Soulignons enfin l’importance de répondre aux besoins complexes de la population étudiante en santé mentale, pour que ces succès éclatants se reproduisent. Une étude menée récemment aux États‑Unis a montré des taux élevés d’anxiété et de dépression chez plus du tiers des étudiants participants. Certes, il n’y a pas de solution simple, mais la Faculté et l’Université peuvent à tout le moins amorcer une conversation qui a déjà trop tardé sur les moyens à prendre pour composer au mieux avec cette situation.

Michael Orsini, Ph.D., Vice-doyen, Études supérieures

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