Victoria Barham, Vice-doyenne aux études de premier cycle

Les anciens de la Faculté des sciences sociales évoquent presque tous des professeurs inspirants et des séminaires stimulants. Plus de vingt ans après avoir obtenu leur diplôme, certains se souviennent des cours d’économie de première année avec David Gray et de l’enthousiasme qui animait les cours de théorie politique d’André Vachet. Tous ont apprécié les encouragements et les conseils spontanés des membres du corps professoral.

Cet automne, nos diplômés entreprendront des études supérieures dans des établissements comme Oxford, la London School of Economics, Harvard et Tsinghua, et dans des universités canadiennes dont, bien entendu, l’Université d’Ottawa. Linda Cardinal, Anne Mevellec, Larissa Kurtovic, Eric Champagne, Christabelle Sethna, Hélène Plamondon et Leslie Shiell, parmi tant d’autres de nos professeurs, font beaucoup pour préparer adéquatement les étudiants afin que le succès soit au rendez-vous, et pour les encourager à s’imaginer poursuivant leurs études et à se mesurer aux meilleurs étudiants du monde.

Or, les séminaires et les cours magistraux ne sont pas les lieux les plus propices au développement de l’habileté à travailler en équipe ou à trouver des solutions innovantes à un problème donné, habiletés que les étudiants devront pourtant maîtriser pour augmenter leurs chances de réussite professionnelle d’ici les vingt prochaines années. Ce n’est pas là non plus que les étudiants arrivent le mieux à faire le lien entre les idées qui leur sont communiquées et le monde réel. D’où l’initiative Tremplin pour l’innovation, lancée cette année. C’est une façon remarquable d’enrichir les possibilités d’apprentissage offertes aux étudiants. Dans ce cadre, Rebecca Tiessen a demandé aux étudiants de son cours International Development: Contemporary Theories (théories contemporaines du développement international) d’élaborer une stratégie d’intégration d’étudiants réfugiés sur les campus des universités canadiennes. De même, les étudiants en criminologie qui suivaient le cours Community Action and Intervention (action et intervention communautaires), d’Alexis Truong, ont été invités par le RéseauAdo du Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO) à élaborer une stratégie visant à augmenter la participation des jeunes et, en particulier, des adolescents de sexe masculin, aux programmes de prévention de la maladie mentale chez les jeunes, la recherche ayant montré que ce groupe a peu tendance à profiter des possibilités offertes en ce sens. La classe de Global Politics (politique mondiale) de Ryan Katz‑Rosene s’est colletée à l’élaboration d’une stratégie destinée à stimuler la participation des millenniaux aux organisations de défense des droits en politique internationale. Enfin, les élèves du cours Theories of Conflict (théories du conflit), de Marie-Eve Desrosier, ont répondu au défi d’Affaires mondiales Canada, soit : évaluer l’efficacité d’outils d’alerte conçus en fonction des priorités politiques nationales pour prévenir les voyageurs des dangers auxquels les expose le passage dans une région touchée par un conflit. À la fin de la session, les étudiants de ces cours ont présenté leurs travaux à notre tout premier Salon de l’innovation, révélant une créativité franchement impressionnante. Fait à noter : nombre d’entre eux poursuivent leur travail au-delà des cours, afin de concrétiser leurs excellentes idées. La Faculté est particulièrement reconnaissante envers les membres du corps professoral qui ont accepté de piloter l’initiative. Nous tenons également à souligner l’aide essentielle apportée par Fahd Alhattab, véritable innovateur en résidence, ainsi que la vision et la générosité du donateur anonyme qui a permis l’existence du Tremplin.

Nous sommes fiers d’annoncer par ailleurs l’admission d’une première cohorte d’étudiants grâce à un nouveau système plus inclusif. Depuis quelques années, l’Université hausse la note moyenne exigée des élèves du secondaire qui veulent s’inscrire à un programme de premier cycle. Cette mesure a ses avantages, mais elle complique la vie d’un certain nombre, qui ont du mal à terminer leurs études préuniversitaires, mais veulent être admis à l’Université. Beaucoup d’entre eux se sentent d’ailleurs obligés de réduire leurs activités périscolaires ou de choisir des cours moins difficiles afin d’obtenir une meilleure moyenne. Voilà pourquoi, l’an dernier, nous avons invité les élèves qui craignaient de ne pas être admissibles à joindre à leur demande d’admission une déclaration décrivant leur cheminement personnel. Après l’examen des informations supplémentaires issues de ce document, le comité d’admission a décidé d’offrir une place à des élèves qui auraient autrement été refusés. Nous les accueillerons à l’automne.

Nous sommes incroyablement fiers du bel ensemble d’initiatives, petites et grandes, lancées au cours de la dernière année. Le dévouement et le professionnalisme du personnel du Bureau des études de premier cycle et de l’équipe Expérience étudiante font des miracles dont je suis reconnaissante chaque jour. Vivement l’an prochain pour d’autres belles innovations!

Victoria Barham, Vice-Doyenne aux études de premier cycle

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