Réseau de recherche sur la gouvernance universitaire

Réseau de recherche sur la gouvernance universitaire

L’université en Ontario et au Canada a fait l’objet d’importantes réformes au cours de la dernière décennie, non sans rappeler celles mises en œuvre, avec un succès souvent fragile et hésitant, dans le secteur public au Canada et ailleurs. Sous le joug du managérialisme qui privilégie une vision fonctionnaliste, techniciste et apolitisée des organisations complexes, les réformes de l’université contemporaine entraînent d’importantes conséquences, notamment sur: (1) l’apparition de gestionnaires professionnels au sein de l’administration centrale et des facultés; (2) la hiérarchisation des activités d’enseignement et de recherche; (3) le nombre, la nature et l’ampleur des tâches administratives des professeur.e.s; (4) l’essence et le fondement de la relation professeur. e-étudiant.e; (5) les relations de travail, les processus d’embauche et la précarisation de l’emploi; (5) la planification centralisée des activités de recherche; (7) l’évaluation des programmes et des professeur.e.s; (8) la rentabilité financière des unités et des programmes et (9) la concurrence entre les unités et les facultés.

Bref, l’identité propre de l’université comme communauté et espace de rencontre privilégié de l’enseignement et la recherche, de la formation (inter)disciplinaire et professionnelle et de l’éducation citoyenne et démocratique, est remise en question de manière parfois implicite et non avouée, parfois explicite et agressive, au profit d’une identité corporative générique et impersonnelle. C’est sur ces enjeux que se penche l’axe de recherche sur la gouvernance universitaire, afin de mieux articuler, comprendre et expliquer la nature et l’ampleur de ces changements, ainsi que leur impact sur l’université contemporaine en Ontario, au Canada et ailleurs dans le monde.

Publications et activités choisies
  1. Christian Rouillard (2016) “The Canadian federal government and normativity transformations: towards a reconfiguration of governmentality in Canada?”, Revue gouvernance, 13 (1), 71-99.
  2. Christian Rouillard et Isabelle Caron (2016) « Les nouvelles formes de domination dans la bureaucratie », in Yves Emery et David Giauque (under the direction of) L’acteur et la bureaucratie au 21ième siècle, Québec : PUL, 275-302.
  3. Dalie Giroux, Dimitrios Karmis et Christian Rouillard (2015) “Between the Managerial and the Democratic University: The Structure of Governance and the Principle of Academic Freedom as Sites of Political Struggle”, Studies in Social Justice, 9 (2), 142-158.
  4. Pierre-André Hudon et Christian Rouillard (2015) « Reframing and Recasting Democratic Governance: Building on the Tensions Between Modernist Idealism and Poststructuralist Scepticism”, Canadian Public Administration, 58 (4), 527-548.
  5. Christian Rouillard (2015) « L’université sous le joug des avocats-conseils, des comptables et autres affairistes : Regard sur l’Université d’Ottawa », Les Cahiers de l’idiotie, nº6.
  6. Christian Rouillard et Geneviève Nadeau (2013) “Recasting and reframing a polymorphous concept: a sober second look at multi-level governance”, in Ian Roberge & al. (under the direction of) Making Multi-level Public Management Work: stories of success and failure from Europe and North America, CRC Press – Taylor and Francis, New York (New York).
  7. David Arellano-Gault, David Demortain, Christian Rouillard & Jean-Claude-Thoenig (2013) “Bringing public organization and organizing back in”, Organization Studies, 34 (2), 145-167.
  8. Christian Rouillard & Nathalie Burlone (2008) « Vers un renouvellement de la pensée en administration publique ? La gestion horizontale dans le secteur public fédéral canadien », in Linda Cardinal et Dimitrios Karmis (under the direction of) Les politiques publiques au Canada: nouveaux enjeux, nouvelles approches, Québec, Collection gouvernance et gestion publique, Les Presses de l'Université Laval.
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