Réseau de recherche en politiques sociales

Réseau de recherche en politiques sociales

Cet axe de recherche s’intéresse à l’effet des politiques sociales et des institutions qui les déploient sur le cours des vies humaines ainsi qu’à l’influence simultanée des individus, des groupes et des institutions sur l’action publique sociale.  Les politiques sociales sont ici interrogées par leur nature, incluant les notions plus courantes de besoins, de bien-être, de protection et d’inclusion sociale qui se rapportent aux questions de solidarité, de justice, de liberté et de droits.  Elles sont également abordées par le biais de la construction des enjeux sociaux eux-mêmes et leur conversion en objet de politique où, idées, acteurs et cadrages participent à leur formulation et transformation.

Membres

Directrice

  • Nathalie Burlone est professeure agrégée à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa dans le programme d'administration publique. Elle s'intéresse particulièrement à l'élaboration des politiques publiques et au choix des instruments d'action publique. Ses recherches analysent le processus d'élaboration des politiques publiques par le biais de la construction des représentations sociales associées aux enjeux publics. Ses travaux portent entre autres sur la façon dont les choix publics influencent certains groupes sociaux et conditionnent leurs parcours et vie et leurs interactions sociales, sur le cadrage des politiques de fin de vie, sur les changements dans la conception de la famille et les types de politiques familiales existantes, sur la gouvernance et la formulation des politiques familiales, sur l'horizontalité dans les contextes de l'action communautaire, de la santé publique et du renouvellement de la gestion publique et enfin, sur l'éthique publique et le choix des instruments.

Collaborateurs

  • Daniel Béland est professeur de science politique et Directeur de l’Institut McGill d’études canadiennes à l’Université McGill. Détenteur d’un doctorat en sociologie politique de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris), il a été professeur invité à l’Université de Brême, l’Université du Danemark du Sud et l’Université d’Helsinki et chercheur invité à l’Université Harvard et l’Université George Washington ainsi qu’au Woodrow Wilson International Center for Scholars. Ses travaux portent principalement sur les transformations du fédéralisme fiscal et de la protection sociale dans les sociétés contemporaines. Il a publié plus de 15 livres et 130 articles dans des revues avec comité de lecture.
  • Mélanie Bourque est professeure au département de travail social de L'Université du Québec en Outaouais. Elle se spécialise en analyse des transformations de l'action publique et en analyses cognitives des politiques publiques. Ses objets plus particuliers d'études sont le régime de citoyenneté, le système de santé et des services sociaux, les politiques familiales et les politiques de sécurité du revenu. Elle est membre du Réseau de recherche en santé des population (RRSPQ), membre régulier du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et responsable du CRISES UQO. Ses plus récentes publications portent sur les conséquences des réformes du système de santé et des services sociaux du Québec sur les travailleurs sociaux ainsi que sur les femmes vivant une situation d’instabilité résidentielle.
  • María Verónica Elías est professeure adjointe en administration publique au département d’administration publique du College of Public Policy de l’Université du Texas à San Antonio. Son domaine de recherche est la théorie de l’administration publique et la théorie de l’organisation. Dr. Elía étudie actuellement les questions épistémologiques et ontologiques en administration publique ainsi que la démocratie délibérative et les processus participatifs, mettant l’accent sur la dynamique d’amélioration des quartiers. Ses recherches vont du rôle des organisations à but non lucratif dans la promotion de la citoyenneté en Colombie et en Argentine aux processus de démocratisation en Amérique du Sud et aux politiques d’immigration à la frontière sud des États-Unis. Dr. Elía est chercheuse à l’Institut de Phénoménologie Appliquée pour la Science et la Technologie (Canal Fulton, Ohio), siège au comité éditorial du journal Administrative Theory and Praxis et est critique de plusieurs revues académiques américaines et internationales dans les domaines d’administration publique et de politique publique.
  • Dr. Julia Mourão Permoser est chercheuse postdoctorale au département de science politique de l’Université d’Innsbruck. Ses recherches portent sur la migration, la religion, la théorie politique et les défis que le pluralisme culturel, religieux et moral pose aux sociétés démocratiques libérales. Elle est actuellement membre du projet de recherche « Postsecular Conflits » (IP : Kristina Stoeckl) qui examine le rôle des alliances transnationales des acteurs conservateurs dans les conflits politiques fondés sur des valeurs concernant la vie, la famille et la liberté religieuse. Son futur projet traitera des conflits moraux dans le domaine de la migration. Ses publications les plus récentes portent sur les politiques morales, la religion et les politiques publiques, les politiques migratoires et l’intégration civique.
  • Raymond Tatalovichest professeur émérite en science politique à l’Université Loyola de Chicago. Il a reçu son doctorat à l’Université de Chicago où il a étudié sous Theodore J. Lowi. Sa spécialisation est la politique morale aux États-Unis et au Canada. Parmi ses nombreux ouvrages publiés, il y a le volume coédité « Moral Controversies in American Politics », 4e édition (Armonk, NY: ME Sharpe Publishers, 2011) et son livre co-écrit « The Rise and Fall of Moral Conflicts in the United States and Canada » (Toronto, ON: University of Toronto Press, 2018).
Étudiants

Doctorat

  • Rebecca Richmond est une candidate au doctorat en administration publique et étudie la politique morale canadienne. Ses recherches portent spécifiquement sur le rôle des partis politiques en tant que lieux de concurrence entre cadres sur la question de l’avortement au fédéral. Elle a également collaboré avec Nathalie Burlone sur l’encadrement moral dans le cadre de la politique de fin de vie au Québec.

 

Maîtrise

  • Arij Doudech est candidate à la maîtrise en administration publique. Elle s’intéresse aux politiques publiques qui touchent aux questions sociales, tels les enjeux de dépendance, de reproduction assistée et d’aide médicale à mourir. Dans le cadre de son mémoire, elle travaille sur les cadrages de politiques et rôles des acteurs entourant les mesures de conciliation travail-famille des acteurs dans l’élaboration de ces questions sociales.
Publications et activités choisies

Burlone, N, Richmond, R G. (2018). « Between Morality and Rationality: Framing End-of-Life Care Policy through Narratives ». Policy Sciences 51 (3): 313-334.

 

Mévellec A, Burlone, N. (2018).  « La construction des problèmes publics », dans Fourot, A-C,

Léger, R., Cornut, J., Kenny, N. (dirs), Les enjeux politiques contemporains : perspectives canadiennes, Presses de l'Université de Montréal Canada. (Sous presse)

Burlone, N. (2013) « Logique des politiques familiales et parcours de vie », dans Repenser les familles et ses transitions. Repenser les politiques publiques, Gaudet, S., Burlone, N., Lévesque, M. (sous la direction de), Québec, Les Presses de l’Université Laval, Collection Sociétés et Population

Burlone, N. (2012). « La décision et le processus décisionnel », dans L’administration de l’État moderne : ses institutions, ses politiques et ses ressources, Pierre P. Tremblay (sous la direction de), Presses de l’Université du Québec, 97-112.

Burlone, N., Couture, J-P. (2011). « Gouvernance et choix des instruments de politique familiale : De la logique des systèmes au monde vécu », dans L’État et la société civile sous le joug de la gouvernance, Rouillard, C., Nathalie Burlone, dirs., Québec, Presses de l'Université Laval.

Burlone, N., Andrew, C., Chiasson, G. Harvey, J. (2008). Horizontalité et gouvernance décentralisée: les conditions de collaboration dans le contexte de l'action communautaire. Administration publique du Canada, (1), 127-142

 

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