Semaine nationale du travail social | 1er au 5 mars 2021

 

Chaque année, au début du mois de mars, l’École de service social organise la semaine du travail social. A partir d’un thème identifié par un comité organisateur composé d’étudiantes et d’étudiants, de membres de l’École et de la communauté, des conférences, tables rondes, ateliers de formation et autres activités sont organisés. Ces activités ont pour objectifs de favoriser l’expérience étudiante à l’extérieur des salles de classe et de créer des espaces d’échange, de conscientisation et de mobilisation sur les multiples réalités du travail social particulièrement en Ontario francophone.


 

« Ensemble, outillons-nous pour un renouvellement des pratiques en intervention sociale».

Du 1er au 5 mars 2021

Pour une douzième année consécutive, les étudiant.es en service social, l’École de service social et la Faculté des sciences sociales vous invitent à participer aux différentes activités organisées dans le cadre de la Semaine nationale du travail social de l’Université d’Ottawa.

 

Cette année, en raison de la pandémie de Covid-19, nous avons dû adapter notre format à cette réalité. C’est pourquoi tous nos événements se tiendront en ligne. Faisant face à de nombreux bouleversements, au niveau de la pandémie, mais aussi au niveau du racisme systémique qui a continué de marquer la dernière année, le thème de cette Semaine porte sur le besoin de renouveler nos pratiques en intervention sociale.

 

Réparties sur une semaine entière, ces activités vous permettront de vivre différentes expériences en lien avec votre programme d’étude tout en vous offrant l’occasion de rencontrer virtuellement vos professeur.es, les personnes étudiantes inscrites aux différents programmes offerts à la Faculté des sciences sociales ainsi que des membres de la communauté. La majorité des activités sont ouvertes à toutes les personnes de la communauté intéressées à y participer et une activité est exclusivement réservées aux étudiant.es en service social.

 

Liste des activités

 

Toutes les activités de la Semaine nécessitent une inscription. L’inscription pourra se faire en cliquant sur le lien Eventbrite de l'activité. Suite à votre inscription, vous recevrez un lien Zoom quelques jours avant l’événement, qui vous permettra d’y participer.

 


 

Lundi 1er mars

 

Cérémonie d’ouverture de la Semaine nationale de travail social 2021

 

13 h à 13 h 20
 

Invités :

Gilbert Whiteduck, membre du conseil de bande de la communauté Kitigan Zibi Anishinabeg 

Jim Watson, Maire de la Ville d’Ottawa

Victoria Barham, Doyenne de la Faculté des sciences sociales

Sébastien Savard, Directeur de l’École de service social

 


 

13 h 20 à 15 h 45

 

Présentation des recherches des professeur.es de l’École de service social

Dans un contexte convivial, cet événement vous permettra de vous familiariser avec les différents projets de recherches auxquels s’affairent cinq professeur.es de l’École de service social. En participant à ces présentations, vous en apprendrez davantage sur les intérêts de recherche de vos professeur.es, élargirez vos connaissances dans différents aspects du travail social et qui sait, cela vous permettra peut-être de cibler votre futur directeur de mémoire de maîtrise ou de thèse de doctorat.

 

 

13 h 20 à 14 h 05 - Stéphanie Garneau : « Lancement du balado Le racisme ordinaire »

Cette présentation sera allouée au lancement du balado Le racisme ordinaire, épisode réalisé dans le cadre de la série de conférences Mauril-Bélanger du CIRCEM. À partir de leur contribution au numéro thématique « Sociologie de la race et racisme » de la revue Sociologie et Sociétés paru au printemps 2020, les participant·e·s (S. Garneau, G. Giraudo-Baujeu, B. Capitaine et M. El Miri) nous entretiennent de ce qu’est le racisme ordinaire, de la pertinence d’y porter une attention, et des défis posés par cet enjeu pour la recherche en sciences sociales et le devenir de la vie en société. Après l’écoute des 15 premières minutes de l’épisode, une courte période de discussion aura lieu en présence de la co-coordonnatrice du numéro et scénariste du balado, la professeure Stéphanie Garneau.  

 

14 h 05 à 14 h 15 - Pause

 

14 h 15 à 15 h - Simon Lapierre : « De victime de violence conjugale à mère « aliénante » : étude de cas »

Le discours sur l’aliénation parentale est présent dans le secteur du droit familial depuis les années 1980, mais a considérablement gagné en popularité au cours de la dernière décennie (Lapierre et al., 2020; Lapierre & Côté, 2016; Zaccour, 2017). Il est maintenant aussi très présent dans le secteur de la protection de l’enfance et de la jeunesse. Dans cette présentation, nous examinerons les conséquences de ce discours sur les femmes et les enfants vivant dans un contexte de violence conjugale. Nous présenterons notamment les résultats d’une étude de cas, qui s’inscrit dans une recherche sur l’aliénation parentale et la violence conjugale en Ontario et au Québec.

 

15 h à 15 h 45 - Marjorie Silverman et Alexandre Baril : « Âgisme, cogniticisme et cisgenrisme : comment mieux intervenir auprès des personnes âgées trans vivant avec une démence »

Peu de recherches au plan international aident à comprendre les expériences et les besoins des personnes trans vivant avec une démence, en dépit du vieillissement de la population et du nombre croissant de personnes trans, incluant une première cohorte de personnes âgées trans. Il existe donc un besoin de mieux comprendre les contraintes, les discriminations et les maltraitances généralisées auxquelles sont confrontées les personnes âgées trans dans le système de santé et de services sociaux, de même que les craintes que ces personnes expriment à propos du vieillissement et des démences. Des observations anecdotiques présentées dans de rares ouvrages portant sur les populations LGBTQ et la démence suggèrent que les changements cognitifs peuvent avoir un effet sur l’identité de genre. Par exemple, les personnes trans âgées vivant avec une démence peuvent oublier leur transition et se réidentifier au sexe/genre assigné à la naissance ou éprouver une « confusion de genre ». Cela soulève des questions cruciales concernant par exemple les pratiques liées aux pronoms, les soins corporels (rasage, coiffure, habillement, etc.), les interactions sociales genrées, les soins médicaux (poursuite ou abandon de la thérapie hormonale), etc. Le présent atelier offre une première typologie des réponses offertes par les universitaires qui ont analysé le thème de la démence et de l’identité de genre chez les personnes trans âgées vivant avec une démence pouvant éprouver une « confusion de genre », soit : 1) une approche de neutralisation du genre ; 2) une approche trans-affirmative stable et 3) une approche trans-affirmative fluide. Après avoir proposé une réflexion critique sur chaque approche, nous articulons les fondements d’un quatrième paradigme, ancré dans un dialogue interdisciplinaire sur les systèmes interconnectés d’oppression qu’affrontent les personnes âgées trans vivant avec une démence, soit l’âgisme, le capacitisme/cogniticisme et le cisgenrisme.

 

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant : https://www.eventbrite.ca/e/presentation-des-recherches-des-professeures-de-lecole-de-service-social-tickets-142187186703

 

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté

 


 

Mardi 2 mars

 

13 h à 15 h 45

 

Colloque étudiant – 1ère édition

 

Durant cet événement, les étudiant.es de tous les cycles (présentement inscrit.es au baccalauréat, maîtrise et doctorat) ainsi que les professeur.es de l’École de service social se réuniront pour échanger et développer leurs connaissances liées à divers enjeux sociaux. La programmation de l’événement contient des présentations orales d’étudiant.es des trois niveaux d’études qui auront été préalablement choisi.es suite à un processus de sélection rigoureux.

 

13 h à 13 h 30 – Wagner Junior Deguerre (Maîtrise) « La discrimination et la stigmatisation des personnes francophones immigrantes et racisées dans leur recherche d'emploi à Ottawa: les enjeux spécifiques du linguicisme » 

 

Il est ressorti dans la littérature scientifique, qu’il existe au Canada des facteurs de stigmatisation et de discrimination qui sont propres aux personnes immigrantes et racisées dans leurs recherches d'emploi. Ces personnes vivent ce que beaucoup de chercheurs appellent de la discrimination systémique (Bourhis 2008). Elles ont un taux de chômage élevé (Mianda, 2018) et sont surreprésentées dans des emplois précaires et sous-qualifiés (Kamanzi, 2012). En contexte minoritaire francophone, la situation est encore plus compliquée pour les personnes francophones, immigrantes et racisées notament à cause que le bassin d’emplois en français est notoirement restreint. Ainsi, parmi les nombreux facteurs d’exclusion des personnes racisées sur le marché de l’emploi canadien, l’accent étranger serait jugé inférieur, perçu comme de l’incompétence (Desabrais, 2010; Didelot, 2019), et donc une source de discrimination (Garneau, 2017; Mianda, 2018; Vuckovic, 2015).

Ce mémoire s’intéresse aux facteurs de stigmatisation et de discrimination des personnes immigrantes et racisées dans leur recherche d'emploi à Ottawa. Plus spécifiquement, cette recherche portera sur les enjeux du linguicisme, c’est-à-dire sur les effets discriminants et stigmatisants de l'usage de la langue française et des accents en contexte francophone minoritaire à Ottawa. Le but est de savoir comment la langue française et/ou les accents comme marqueurs sociaux peuvent devenir des facteurs d’exclusion, voire de discrimination raciale sur le marché de l’emploi pour des personnes migrantes racisées au sein de la capitale nationale.

 

 

13 h 30 à 14 h – Djeneba Sarah Dagnogo (Maîtrise) « Les réalités des proches aidant(e)s et l’impact de la pandémie sur leur expérience »

 

Les thèmes de la présentation toucheront la proche aidance et la pandémie de la COVID-19. En fait, les implications et les répercussions de la proche aidance ont largement été documentées à travers la littérature. Cependant, relativement à la restructuration récente de nos vies sociales et économiques, l’impact et l’incidence de la pandémie de la COVID-19 sur l’expérience des proches aidant(e)s ont rarement été étudiés. À vrai dire, cette proposition de communication est inspirée par mon projet de recherche poursuivit dans le cadre du programme de maîtrise en service social à l’Université d’Ottawa. Ceci étant dit, la question de recherche est la suivante : quelles sont les répercussions de cette relation d’aide et quel est l’impact de la pandémie sur les réalités des aidant(e)s ? Certaines réflexions sont considérées. Tout d’abord, il est opportun d’affirmer que les femmes occupent une place centrale et spécifique dans l’univers de la proche aidance. Cela dit, il m’importe d’affirmer que le cadre théorique (l’approche féministe) permettra une compréhension adéquate de la prise en charge, de la notion du care et des spécificités des réalités des femmes. Par extension, ce cadre me permettra de contextualiser le sujet de recherche tout en me guidant dans mon étude relativement à la diminution ou à l’alourdissement des rôles et des responsabilités des soignant(e)s dans le contexte de la pandémie. Mentionnons également que cette recherche sera de type qualitatif. La technique de collecte de données choisie est l’entrevue semi-dirigée, car cette méthode permettra de récolter des témoignages subjectifs, des perceptions, des représentations et des expériences vécues par les participant(e)s.

 

 

14 h à 14 h 30 – Julie Tran (Maîtrise) « Où est la voix des peuples autochtones ? Les angles morts des approches antiracistes utilisées dans les programmes d'étude en travail social »

 

Il est reconnu que le travail social est un domaine dont son leadership joue un rôle important pour revendiquer les enjeux sociaux et les services nécessaires pour la population marginalisée. De plus en plus, le domaine mobilise des pratiques inclusives, soit des approches antiracistes et anti-oppressives afin de mieux inclure la diversité et l’inclusion dans le programme d’éducation en travail social. Il est cependant reconnu que la formation professionnelle manque encore de contenus spécifiques sur la population autochtone, plus spécifiquement l’histoire de la colonisation et l’impact des processus politiques sur les problématiques sociales des individus et de la communauté. Il serait donc pertinent d’analyser la question suivante : est-ce que l’approche antiraciste et anti-oppressive permet de comprendre et de combattre les injustices sociales vécues par les personnes autochtones? Nous allons amorcer notre réflexion à partir des écrits académiques de Lawrence et Dua (2005), Sharma et Wright (2009) et Phung (2011) qui ont débattu sur ce sujet. Notre étude permettra de mieux comprendre le rôle des programmes d’étude en travail social dans l’oppression envers les peuples autochtones. Nous avons deux finalités. La première amènera une réflexion qui permettra d’émettre un survol du rôle des travailleuses sociales et travailleurs sociaux dans leur implication du colonialisme des peuples autochtones. Nous voulons ainsi montrer que malgré les approches antiracistes et anti-oppressives enseignées au sein du programme de travail social, l’invisibilisation des voix autochtones perdure. La deuxième finalité est d’adresser une réflexion sur une meilleure autochtonisation dans le domaine du travail social dans le but de mieux promouvoir une meilleure justice sociale.

 

14 h 30 à 14 h 45 – Pause

 

14 h 45 à 15 h 15 – Kharoll-Ann Souffrant (Doctorat), avec Mélanie Lemay et Catherine Descoteaux « Rédéfinir la confiance : regards critiques et croisés sur le volet « agressions sexuelles » du rapport du Comité d’experts sur l’accompagnement des personnes victimes de violences conjugales et d’agressions sexuelles »

 

Le 15 décembre 2020, le Gouvernement du Québec par le biais d’un comité transpartisant représentant les élus des partis à l’Assemblée nationale rendait public le rapport Rebâtir la confiance du Comité d’experts sur l’accompagnement des personnes victimes d’agressions sexuelles et de violences conjugales. Ces comités ont vu le jour dans la foulée de vagues de dénonciations de violences sexuelles ayant pris naissance sur les médias sociaux à de multiples reprises au cours de l’histoire récente du Québec (par ex. :#AgressionNonDénoncée en 2014; #MoiAussi en 2017; vague de dénonciations de juillet 2020, etc.) illustrant un bris de confiance de la population québécoise envers l’appareil judiciaire et policier en matière de dénonciations de violences sexuelles. Ironiquement, la même semaine, les médias rendaient publics les acquittements de Gilbert Rozon (15 décembre) et Éric Salvail (18 décembre), deux personnalités publiques québécoises ayant été emportées par la vague #MoiAussi.

Si d’un côté, les autrices se réjouissent de la préoccupation grandissante de l’État québécois envers la pandémie fantôme que constituent les violences sexuelles sur son territoire, elles estiment que ce rapport ne ratissage pas assez large et demeure incomplet quant au véritable message que souhaitent lancer et transmettre les personnes survivantes à l’État québécois et canadien. Elle pose la question suivante : Comment ce rapport aurait-pu être bonifié pour véritablement répondre à la diversité des besoins des personnes survivantes au Québec?

Elles ciblent  trois enjeux : 1) la très faible représentation de personnes s’affichant comme survivant.es au sein même de la composition du Comité d’experts ; 2) une définition juridique des agressions sexuelles au détriment d’une définition basée sur un continuum des violences sexuelles ; 3) la tension persistant entre la liberté d’expression des survivantes et la présomption d’innocence des accusés. Conscientes des limites du Gouvernement du Québec en raison des compétences propres au champ provincial, elles suggèrent un effort concerté à tous les paliers gouvernementaux (municipal souvent responsable des services policiers, provincial, et fédéral). Les autrices proposent carrément une refonte complète de la réforme de 1983 du Code criminel ainsi que l’émergence d’un nouveau domaine de droit féministe et antiraciste inspiré des théories de féministes, intellectuelles et militantes noires sur la justice transformatrice en matière de violences sexuelles.

 

15 h 15 à 15 h 45 – Thamara Labossière (Doctorat) « Zoom sur les oubliés des pratiques d’intervention en protection sociale des enfants dans le contexte de développement Nord-Sud »

 

Dans son rapport annuel de 1995 sur la situation des enfants, l’UNICEF déclare qu’il faut mettre au cœur de la stratégie du développement les besoins et les droits des enfants. À partir de ce moment, les enfants deviennent des enjeux majeurs dans les projets de développement des pays du Sud mis en place par des Organisations Non-Gouvernementales (ONG) des pays du Nord. Ces dernières vont se pencher sur la situation des enfants dans le monde, y compris celle des enfants haïtiens considérés comme catégorie sociale à protéger des difficultés et abus. Ces enfants vivent souvent dans une atmosphère de peur et de misère compromettant leur avenir. En 2005, 46 % des enfants haïtiens vivaient dans une pauvreté caractérisée par deux privations ou plus selon Lamaute-Brisson (2015) au niveau des besoins sociaux fondamentaux. Face à cette situation, les ONG du Nord ont mis en place  moults projets de développement au bénéfice de ces enfants. Toutefois, les dynamiques de pouvoir de ces projets sont peu explorés par la recherche malgré l’importance et la nécessité d’examiner l’inspiration et les objectifs de ces projets, ainsi que leur effet sur les enfants et sur les sociétés qui les reçoivent, tenant compte des rapports néocoloniaux entre pays donateurs (du Nord) et ceux récipiendaires (du Sud). Plus encore, ceux qui opérationnalisent ces projets, les  intervenant.e.s locaux/locales sont quasi-absent.e.s dans la recherche scientifique en Haïti. A partir de ces constats, nous proposons d’étudier: Comment les intervenant.e.s locaux/locales font sens de leurs expériences et pratiques dans des projets de développement centrés sur les enfants promus par des ONG du Nord sous-tendus par des rapports de pouvoir néocoloniaux?

 

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant : https://www.eventbrite.ca/e/billets-colloque-etudiant-142236165199

 

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté

 


 

Mercredi 3 mars

 

18 h à 20 h 30

Conférence « Pratiques anti-oppressives : contrer le racisme et les discriminations dans nos interventions ».

 

Le sujet de cette conférence, qui a été déterminé à partir d’un sondage effectué auprès des personnes étudiantes en service social de l’Université d’Ottawa, vise à combler un grand besoin au sein de la population étudiante en travail social. Au travers des présentations de chacun.e de nos panélistes, de leurs expériences, des échanges qui s’en suivront durant les périodes de questions, nous tenterons de faire la lumière sur les façons de contrer le racisme et les discriminations dans nos interventions. Ces discussions très enrichissantes permettront aux participant.es d’alimenter leurs réflexions et de quitter avec des outils concrets, applicables dans la pratique.

 

Panélistes:

André Ho – Intervenant LGBTQ+

Yann Vivette Tsobgni –  Psychothérapeute inscrite à l'OTSTTSO spécialisée en approche interculturelle auprès des communautés noires

Katy Tanguay – Travailleuse sociale autochtone

André Ho

 

Titulaire d'un baccalauréat en Action et recherches culturelles et d'une maîtrise en Travail social, André Ho a fait son mémoire sur la construction identitaire des personnes LGBTQ+ issues de l'immigration au Québec. Avec 17 ans d'expérience en intervention sociale dans les milieux communautaires, il a œuvré auprès des clientèles vivant les enjeux suivants : l'itinérance, la santé mentale, les problèmes avec la justice, la toxicomanie, le racisme, l'immigration et les réalités LGBTQ+. À travers son parcours, il comprend en profondeur l’approche de la réduction des méfaits, l’approche interculturelle, le rétablissement en santé mentale et l’approche narrative. Le constructionnisme social est le cadre théorique principal sur lequel se basent ses réflexions. Actuellement, André Ho est coordonnateur de Jeunesse engagée, un programme chapeauté par le Centre communautaire LGBTQ+ de Montréal qui consiste à accompagner des jeunes de 15-30 dans leurs projets communautaires. C'est dans ce cadre qu'il travaille étroitement avec le Groupe d’entraide contre le racisme envers les Asiatiques au Québec (groupe Facebook, 5600 membres). Depuis, il avance les enjeux en lien avec des services communautaires et de la santé mentale pour les communautés LGBTQ+ et les communautés asiatiques. Notons aussi qu'il a participé au documentaire qui traite le racisme Briser le code.

 


Yann Vivette Tsobgni

 

Inscrite comme Psychologue à l'Ordre des psychologues de la Belgique (pratique autonome)

Candidate au permis de Psychologue à l'Ordre des psychologues de l'Ontario (pratique sous supervision en cours). Inscrite comme Psychothérapeute à l'Ordre des travailleurs sociaux et des techniciens en travail social de l'Ontario. Doctorante en santé mentale, cultures et thérapies - Université Laurentienne.

Yann a commencé ses études universitaires en 1998, et a ensuite obtenu son diplôme de Psychologue en 2004 à l’Université libre de Bruxelles. Spécialisée en approche interculturelle et dans l’intervention auprès des communautés noires, elle sensibilise depuis une dizaine d’années sur les problèmes de santé mentale et les tabous qu’on peut retrouver dans ces communautés.

Yann se définit comme une fervente défenderesse de la prise en compte de la culture du client et du thérapeute dans toute démarche d’aide et de soins psychologiques. Ses travaux reposent sur le développement d’interventions spécifiques adaptées aux besoins des communautés noires.

Elle travaille actuellement comme clinicienne, chargée de cours à l’université, superviseure de stages et dirigeante de son propre cabinet de conseil.

 


Katy Tanguay

 

Katy Tanguay est Anicinapekwe, membre de la Nation Abitibiwinni de Pikogan. Travailleuse sociale en éducation pendant 18 ans, son parcours l’a mené vers l’éducation culturelle autochtone. Katy a travaillé parallèlement à titre de conseillère aux lignes de crise et de support pour les Autochtones, dont les Survivants des pensionnats indiens, les proches des femmes et filles disparues et assassinées, ainsi que la ligne de soutien en santé mentale. Elle consacre maintenant sa carrière à la réconciliation par le biais de l’éducation culturelle. Son cheminement personnel et professionnel l’amène maintenant à travailler auprès des élèves et familles autochtones.  Pour Katy, il est important d’honorer et de préserver la culture autochtone pour son histoire, sa résilience, et sa richesse. Il est tout aussi essentiel pour elle de poursuivre son cheminement en vivant les valeurs et traditions autochtones, et partager son expérience dans un but de guérison collective et de réconciliation.

 

 

Format Webinaire

Inscription requise à l’aide du lien suivant :

https://uottawa-ca.zoom.us/webinar/register/WN_9tQe01lCRZu4ASqS-6nOpw

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté

 


 

Jeudi 4 mars

 

18 h à  20 h

 

Espace discussion pour briser l’isolement

 

L’espace par et pour étudiant.es de l’École de service social de l’Université d’Ottawa vise à briser l’isolement vécu par plusieurs. En ce temps de pandémie, les discussions, en petits groupes, se dérouleront sur la plateforme Zoom et seront animées par des membres des associations étudiantes. Les étudiant.es des trois cycles (baccalauréat, maîtrise et doctorat) de l’École de service social pourront se réunir pour échanger et développer leurs connaissances liées à divers enjeux sociaux. Les sujets abordés seront : la réalité d’être étudiant.e en temps de pandémie, le racisme, ainsi que le bien-être.

 

Réservé uniquement pour les étudiant.es inscrit.es à l’un des trois cycles de l’École de service social de l’Université d’Ottawa

Maximum de 30 places disponibles

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant :

https://www.eventbrite.ca/e/espace-discussion-pour-briser-lisolement-tickets-142241739873

 

Date limite pour l’inscription à l’activité: le 3 mars 2021, à 11h59

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Tirage de prix de présence (30 cartes-cadeaux de 10$ de Tim Hortons)

 


 

Vendredi 5 mars

 

9 h à 12 h

 

Projet Vox et Cérémonie de clôture de la Semaine nationale du travail social 2021

 

Sara Lambert, étudiante au Doctorat en service social, est impliquée dans ce projet qui crée des balados et films d’histoire personnelle (Digital Story Telling), avec des jeunes du LAB. Le LAB, est un organisme de Gatineau qui a pour mission de favoriser l’expression et la création artistique en rendant les arts accessibles à tous. En particulier, elle s’adresse aux personnes à risque de vivre ou vivant des problématiques en lien avec la consommation de substances psychoactives, la santé mentale, l’itinérance et l’exclusion sociale. Sara Lambert et son collègue Étienne Proulx, vont nous présenter en quoi consiste le projet VOX, en nous partageant quelques vidéos, en nous présentant un outil et en le faisant expérimenter aux personnes participantes. Le tout suivi d’une discussion/échange sur l’impact de ce projet et de l’utilisation de tels outils au niveau de l’intervention.

 

Invités :

Sébastien Savard, Directeur de l’École de service social

Gilbert Whiteduck, Membre du conseil de bande de la communauté Kitigan Zibi Anishinabeg

 

Les bourses McNeely et Inclusion seront remises en ouverture de l’atelier.

 

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant :

https://www.eventbrite.ca/e/billets-projet-vox-digital-story-telling-142244401835

 

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté

 

 

*Avis important

 

Pendant la semaine d’activités, l’Université d’Ottawa prendra des photos ou des vidéos des événements qui pourraient être utilisées par la suite par l’Université à des fins de publicité ou d’archivage. Il est donc possible que l’on puisse vous reconnaître dans l’une de ces photos ou vidéos. En participant à ces événements, vous acceptez d’être photographié et filmé et autorisez l’Université à se servir des images en version imprimée, numérique, vidéo ou électronique à des fins de publicité ou d’archivage. Avant qu’une photo soit prise, les participant.es seront avisé.es et il vous sera donc possible d’éteindre votre caméra le temps de la photo. Les participant.es seront aussi avisé.es si un enregistrement vidéo est effectué, ce qui laissera le temps nécessaire pour éteindre votre caméra.


 

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