Semaine nationale du travail social | 7 au 11 mars 2022

Horaire des activités pour la semaine nationale du travail social 2022

 

Chaque année, au début du mois de mars, l’École de service social organise la semaine du travail social. A partir d’un thème identifié par un comité organisateur composé d’étudiantes et d’étudiants, de membres de l’École et de la communauté, des conférences, tables rondes, ateliers de formation et autres activités sont organisés. Ces activités ont pour objectifs de favoriser l’expérience étudiante à l’extérieur des salles de classe et de créer des espaces d’échange, de conscientisation et de mobilisation sur les multiples réalités du travail social particulièrement en Ontario francophone.


 

« Regards et outils diversifiés en intervention sociale ».

Du 7 au 11 mars 2022

Pour une treizième année consécutive, les étudiant.es en service social, l’École de service social et la Faculté des sciences sociales vous invitent à participer aux différentes activités organisées dans le cadre de la Semaine nationale du travail social de l’Université d’Ottawa.

Cette année, en raison de la pandémie de Covid-19, nous avons dû adapter notre format à cette réalité. C’est pourquoi tous nos événements se tiendront en ligne. Faisant face à de nombreux bouleversements, au niveau de la pandémie, mais aussi au niveau du racisme systémique et du colonialisme qui a continué de marquer la dernière année, le thème de cette Semaine porte sur le besoin d’élargir nos regards et d’adopter des outils diversifiés, provenant entre autres des Premières Nations, Métis et Inuit afin de renouveler nos pratiques en intervention sociale.

Réparties sur une semaine entière, ces activités vous permettront de vivre différentes expériences en lien avec votre programme d’étude tout en vous offrant l’occasion de rencontrer virtuellement vos professeur.es, les personnes étudiantes inscrites aux différents programmes offerts à la Faculté des sciences sociales ainsi que des membres de la communauté. La majorité des activités sont ouvertes à toutes les personnes de la communauté intéressées à y participer et une activité est exclusivement réservées aux étudiant.es en service social.

 

Liste des activités

Encore une fois cette année, toutes les activités de la Semaine seront offertes en virtuel.

La participation à chaque activité nécessitera une inscription, qui se fera en cliquant sur le lien Evenbrite de l'activité. Suite à votre inscription, vous recevrez un lien Zoom quelques jours avant l'événement, qui vous permettra d'y participer.


Lundi 7 mars

Cérémonie d'ouverture de la Semaine nationale de travail social 2022

13 h à 13 h 30

Invités :

  • Gilbert Whiteduck, membre du conseil de bande de la communauté Kitigan Zibi Anishinabeg
  • Mathieu Fleury, Conseiller municipal du quartier Rideau-Rockliffe
  • Victoria Barham, Doyenne de la Faculté des sciences sociales
  • Sébastien Savard, Directeur de l'École de service social

 

13 h 30 à 16 h 30

Présentations des recherches des professeur.es de l'École de service social

Dans un contexte convivial, cet événement vous permettra de vous familiariser avec les différents projets de recherches auxquels s’affairent quatre professeur.es de l’École de service social. En participant à ces présentations, vous en apprendrez davantage sur les intérêts de recherche de vos professeur.es, élargirez vos connaissances dans différents aspects du travail social et qui sait, cela vous permettra peut-être de cibler votre futur directeur de mémoire de maîtrise ou de thèse de doctorat.

 

13 h 30 à 14 h 10 - Karine Croteau, Annie Mercier et Gilbert Whiteduck : « Le Cercle Kinistòtàdimin de l'École de service social »

Biographies :

Karine Croteau est chercheure dans le champ du mieux-être en enfance-famille autochtone. Elle a œuvré comme travailleuse sociale durant plus de dix ans et a consacré plusieurs années d’intervention en communautés autochtones. Ses plus récentes publications portent sur la parentalité de mères innues en situation de protection de la jeunesse ; la résurgence socio-identitaire de femmes autochtones ; la décolonisation de l’intervention bio-psycho-spirit-sociale et des milieux académiques ; ainsi que sur l’approche biographique en intervention de groupe auprès d’aînés et en contexte autochtone.

 

Annie Mercier est Coordonnatrice des stages et de la formation pratique à l’École de service social de l’Université d’Ottawa. Elle détient un baccalauréat en anthropologie et une maîtrise en service social. Elle a longtemps travaillé en développement communautaire, dans divers organismes de la région. Son rôle au sein de l’École de service social est d’accompagner les personnes étudiantes au baccalauréat dans le processus de placement de stage. Elle enseigne aussi le cours SVS 3515 – Laboratoire de préparation au stage et une section du cours SVS 3525 – Intégration des expériences de stage I et est impliquée auprès des personnes qui supervisent les stages, ainsi que dans divers comités de l’École de service social.

 

Gilbert W. Whiteduck est (Anishinabe) Algonquin de la communauté de la Première nation Kitigan Zibi Anishinabeg. Il a été élu chef de la communauté Kitigan Zibi Anishinabeg et a servi de juin 2008 à avril 2015. Il a été élu, auparavant, au conseil de bande de Kitigan Zibi Anishinabeg à différents intervalles, pour une période totale de 12 ans au cours des 4 dernières décennies. M. Whiteduck détient un B.TS (avec distinction), un B.Ed, une M.Ed et un doctorat honorifique qu'il a reçu de l'Université d'Ottawa en 1999 pour son travail dans le domaine de l'éducation.

M. Whiteduck a été impliqué dans le domaine de l'éducation des Premières Nations depuis plus de 33 ans. Il a occupé de nombreux postes au cours de cette période, notamment celui de conseiller d'orientation, d'enseignant, de directeur d'école et de directeur de l'éducation. Il a par la suite servi pendant une période de 2 ans à titre de conseiller principal en éducation auprès du Conseil en éducation des Premières Nations qui représente 22 communautés des Premières Nations de la province de Québec.

M. Whiteduck a également siégé à de nombreux conseils, comités et groupes de travail locaux, régionaux et nationaux traitant d'un éventail de questions relatives aux programmes des Premières Nations. Il a siégé pendant sept ans à titre de président de la Confédération des centres d'éducation culturelle des Premières Nations, qui représente quelque 50 centres d'éducation culturelle des Premières Nations au Canada. Il a été nommé en octobre 2015 par le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec pour un mandat de 3 ans au CISSS-O, qui est une régie régionale intégrée chargée de superviser et de diriger tous les hôpitaux, maisons de retraite et services sociaux dans la région de l'Outaouais.

Il travaille comme coordonnateur clinique et conseiller en établissement depuis 6 ans au centre de traitement de Wanaki (pour les troubles liés à l'usage de substances) situé dans la communauté de la Première nation de Kitigan Zibi Anishinabeg. Le Centre Wanaki dessert tous les membres des Premières Nations résidant dans la province de Québec ainsi que les Inuits du nord du Québec. Le Centre Wanaki dessert également d'autres membres des Premières Nations de partout au Canada et des Inuits du Nunavut. Il a été élu en août 2020 pour un mandat de 2 ans à titre de conseiller (sous-chef) du conseil de bande de Kitigan Zibi Anishinabeg. M. Whiteduck demeure actif dans ses efforts pour faire en sorte que les voix des Premières Nations soient non seulement entendues mais comprises.

Il continue de rechercher l'équilibre par la cérémonie et la connexion avec les ainés. Il marche avec une compréhension du passé historique qui le guide dans le respect des moments présents avec humilité et amour. Il estime qu'il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une certaine réconciliation, mais il garde espoir qu’elle puisse se réaliser pour les générations présentes et futures de jeunes.

 

14 h 10 à 14 h 20 - Pause

 

14 h 20 à 15 h - Cyndy Wylde : « Surreprésentation des autochtones en milieu carcéral »

Descriptif de la conférence

Depuis l’arrivée des colonisateurs, plusieurs instruments ont permis d’alimenter, voir accroître les situations discriminatoires vécues par les femmes autochtones. Le résultat est qu’elles sont surreprésentées dans plusieurs domaines : femmes portées disparues, homicides, agressions sexuelles, victimes de violence et taux d’incarcération élevé. La proportion de femmes autochtones dans les prisons canadiennes est alarmante et les chiffres ne font qu’augmenter d’années en années. Pourquoi? Quelle est la signification réelle de cette surreprésentation carcérale?

L’expression mettre au pied du mur signifie le moment où vous êtes poussé face à un mur, vous ne pouvez ni avancer, ni reculer car vous êtes pris au piège. Être face à un mur c’est être devant une difficulté insurmontable. Les murs dont il est question dans cette conférence ont à la fois une fonction réelle et une fonction symbolique!

Cette conférence se veut une présentation du projet de recherche initié par la professeure dans le cadre de sa thèse doctorale.

Biographie

Originaire de la communauté Pikogan, située dans le nord-est de l’Abitibi-Témiscamingue, Cyndy est Anicinape et Atikamekw.

Elle a étudié la criminologie, la toxicomanie, la santé mentale et elle s’intéresse aux enjeux et réalités des peuples autochtones.

Pendant plus de 25 ans, elle a évolué professionnellement sur différents postes au Service correctionnel du Canada; plus précisément dans les Initiatives autochtones.

Ce bagage professionnel l’a amenée à être membre de l’équipe de recherche de la Commission d’enquête sur les relations entre les autochtones; écoute, réconciliation et progrès (CERP), à titre d’experte pour le service public des Services correctionnels du Québec.

Ses recherches sont d’ailleurs orientées vers la surreprésentation des autochtones dans le système correctionnel au Québec.

Cyndy a également été conseillère politique auprès de l’Assemblée des Premières Nations du Québec-Labrador (APNQL) et continue différents mandats à titre de consultante sur des enjeux autochtones.

Par ailleurs, elle a été chroniqueuse politique pour Espaces autochtones - Radio-Canada jusqu’en septembre 2019 et depuis, offre une collaboration ponctuelle sur divers projets qui concernent les enjeux autochtones.

Depuis juillet 2021, elle est professeure à l’École de Service social de l’Université d’Ottawa.

Parcours atypique, mais qui s’est avéré une force dans sa carrière. Toutes ses expériences professionnelles ont pour dénominateur commun l’objectif de travailler auprès et pour les Premières Nations.

 

15 h à 15 h 40 – Karine Croteau : « Mères innues, protection de la jeunesse et sécurisation culturelle : points saillants de l’étude Nin, nishutshisshiun, nitinniun mak nitauassimat (traduction de l’innu-aimun : Moi, ma force, ma vie et mes enfants) »

Comparativement à leurs homologues allochtones au Canada, les mères autochtones sont plus souvent signalées aux services de protection de la jeunesse (PJ) et tenues responsables de négligence à l’égard de leurs enfants. Le colonialisme (Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics [CERP], 2019 ; Commission de vérité et réconciliation du Canada [CVRC], 2015), les difficultés socioéconomiques (Croteau, 2019), la violence institutionnalisée (Atikamekw Nehirowisiw, 2020 ; Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées [ENFFADA], 2019), et les incompréhensions persistantes à l’égard de leur manière d’exercer la parentalité (Croteau, 2019) expliquent une part de ces constats.

Cette communication a pour objectifs de 1) circonscrire la manière dont les mères innues (dont l’enfant a fait l’objet d’une mesure de protection au Québec) conçoivent et exercent leur parentalité ; 2) d’examiner les trajectoires, valeurs et repères culturels des mères pour comprendre comment ces singularités sont prises en compte par les services en PJ ; et de 3) présenter les points saillants de l’étude.

L’étude a été réalisée à la demande de la directrice des services sociaux de la communauté innue partenaire du projet. Elle s’appuie sur des données empiriques recueillies auprès de neuf mères innues en contexte de PJ (Croteau, 2019). Deux séjours en territoire innu (Nitassinan) ont été complétés. Le premier a permis la réalisation d’entretiens de type récits biographiques aux domiciles des principales concernées et au Centre de santé et services sociaux de la communauté partenaire de l’étude. En respect des sensibilités des mères rencontrées et des principes éthiques en contexte de recherche autochtone (APNQL, 2014), le second séjour visait la restitution des récits biographiques aux participantes, leur validation et remise en main propre afin qu’elles puissent en disposer à leur gré.

Au plan méthodologique, précisons que la posture non autochtone de la chercheure l’a conscientisé à l’importance de dépasser les aprioris « ontologiques (l’être), épistémologiques (le savoir), méthodologiques (la méthode), et axiologiques (la valeur du savoir) - auxquelles nous ajoutons des perspectives pratiques - qui reconnaissent et respectent les Autochtones » (Croteau, Molgat et coll. 2022, p. 10).

Les principaux résultats pointent que les trajectoires d’adversité des répondantes, leurs réalités parentales et leurs manières singulières de concevoir leurs rôles et responsabilités de mères doivent être davantage pris en compte par les services de PJ. Ces considérations permettraient d’accroître la sécurisation culturelle au sein des services en réduisant la judiciarisation des situations signalées et en diminuant les placements extrafamiliaux, en milieux non autochtones et hors communauté. Ce qui représente un pas de plus vers les objectifs d’autodétermination et de gouvernance innue en PJ (Projet de loi C-92).

Biographie

Karine Croteau est chercheure dans le champ du mieux-être en enfance-famille autochtone. Elle a œuvré comme travailleuse sociale durant plus de dix ans et a consacré plusieurs années d’intervention en communautés autochtones. Ses plus récentes publications portent sur la parentalité de mères innues en situation de protection de la jeunesse ; la résurgence socio-identitaire de femmes autochtones ; la décolonisation de l’intervention bio-psycho-spirit-sociale et des milieux académiques ; ainsi que sur l’approche biographique en intervention de groupe auprès d’aînés et en contexte autochtone.

 

15 h 40 à 16 h 20 - Stéphanie Garneau : « Lancement du livre Migration et classement social. Enquête auprès de migrants marocains au Québec »

Cette présentation sera allouée au lancement du livre Migration et classement social. Enquête auprès de migrants marocains au Québec.

Biographie

Stéphanie Garneau est professeure titulaire à l’École de service social de l’Université d’Ottawa et sociologue de formation. D'inspiration microsociologique et réalisées dans une perspective souvent comparative ou multisituée, ses recherches s'intéressent aux enjeux des inégalités sociales dans la migration, à la jeunesse ainsi qu'au racisme. Elle est actuellement directrice du Collectif de recherche sur les migrations et le racisme (COMIR) et codirectrice de l’axe Migration, Pluralisme et Citoyenneté au Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM). Elle vient de publier Migration et classement social. Enquête auprès de migrants marocains au Québec aux Presses de l’Université de Montréal (2022).

 

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant : https://www.eventbrite.ca/e/inscription-presentations-des-recherches-des-professeures-de-lecole-de-service-social-266338394307

 

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté


Mardi 8 mars

18 h à 20 h 30

Conférence sur la Marginalisation des femmes autochtones

 

Conférencière invitée :

La Sénatrice Michèle Audette est une leader autochtone reconnue. Fille d'un père québécois et d'une mère innue, Michèle Audette est originaire de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam au Québec.

Elle a joué un rôle clé dans la transformation des relations entre les peuples autochtones et la société québécoise et canadienne depuis les années 1990. À seulement 27 ans, elle a été élue présidente de l'association Femmes Autochtones du Québec. En 2004, elle est nommée sous-ministre déléguée au Secrétariat à la condition féminine du Québec. De 2012 à 2015, elle a été présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada. En 2015, elle a participé à la création d'un programme novateur d'études supérieures en administration publique autochtone pour l'École nationale d'administration publique.

Mme Audette a été nommée l'une des cinq commissaires chargées de mener l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Depuis 2019, elle est adjointe à la vice-rectrice aux affaires académiques et étudiantes et conseillère principale pour la réconciliation et l'éducation autochtone à l'Université Laval.

En reconnaissance de ses contributions importantes, Mme Audette a reçu le Prix Femme de mérite 2018 dans la catégorie Inspiration de la Fondation Y des femmes de Montréal. Elle a été nommée Femme de l'année en 2014 par le Conseil des femmes de Montréal et a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en 2012. Elle a également reçu un doctorat honorifique de l'Université de Montréal, en reconnaissance de l'ampleur de son engagement envers la cause des femmes autochtones et son travail inlassable sur la réconciliation entre les peuples.

Mme Audette a étudié les arts visuels à l'Université du Québec à Montréal et l'éducation artistique à l'Université Concordia.

 

Inscription requise à l’aide du lien Evenbright suivant : https://www.eventbrite.ca/e/inscription-marginalisation-des-femmes-autochtones-276849232507

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté


Mercredi 9 mars

13 h à 16 h 30

Colloque étudiant – 2e édition

Durant cet événement, des personnes étudiantes présentement inscrites à la maîtrise et au doctorat en service social, ainsi que les professeur.es de l’École de service social se réuniront pour échanger et développer leurs connaissances liées à divers enjeux sociaux. La programmation de l’événement contient des présentations orales de personnes étudiantes de la maîtrise et du doctorat qui auront été préalablement choisies suite à un processus de sélection rigoureux.

 

13 h à 13 h 30 – Chloé Manseau-Lafond (Maîtrise) « Le jeu et le rire au service de la réconciliation »

Le jeu et le rire sont ensemble. Rire et jouer c’est bon pour la santé et ça pourrait sûrement être bon pour la décolonisation aussi. Puisque les Premières Nations sont déjà considérés comme des peuples rieurs pour lesquels l’humour est un élément important de la vie quotidienne, serait-il pertinent d’utiliser l’humour comme outil d’intervention psychosociale entre autochtones et allochtones. Jeu et l’humour dans la création de relations entre autochtones et allochtones.

Le jeu et le rire font parties des quelques expériences universelles qui traversent les cultures. Tous deux sont reconnus pour avoir de nombreux bienfaits biologiques, cognitifs, émotionnels et sociaux, tant pour les jeunes que les moins jeunes (Brown & Vaughan, 2010; Cunningham, 2020; Perrin, 2019; Van Nunen, 2019). Jouer et rire, c’est bon pour la santé collective. Ils contribuent à la création de liens de confiance et à l’apprentissage de diverses habiletés tout en nourrissant l’imaginaire. De tels outils caractérisés par la spontanéité, la flexibilité et un sentiment de plaisir doivent être mises au service des populations vulnérables. L’humour fait déjà partie intégrante des cultures autochtones, participant aujourd’hui au processus de guérison, de décolonisation et d’éducation à l’intérieur même des communautés et dans leurs interactions avec les allochtones (Copage, 2019; Dean, 2003; Gruber, 2008; Jérôme, 2010; Poirier, 2000). Pendant cette présentation, je vous propose de me suivre à travers une revue de littérature présentant le jeu et l’humour comme outils d’intervention psychosociale entre autochtones et allochtones.

Mon mémoire de maîtrise a pour objectif d’évaluer la pertinence de l’utilisation du clown humanitaire dans les communautés Atikamekw ainsi que d’identifier et de documenter ses techniques favorisant la sécurisation culturelle et la décolonisation des pratiques en répondant à la question suivante : Considérant que le clown humanitaire est utilisé à titre d’aide psychosociale à l’échelle internationale auprès des populations jeunesses vulnérables, quelle est la pertinence d’utiliser cette approche localement avec des communautés Atikamekw? Cette recherche sera réalisée en partenariat avec des membres de communautés Atikamekw ainsi qu’avec la Caravane Philanthrope, un organisme se spécialisant en clown humanitaire et thérapeutique.

 

13 h 30 à 14 h – Allison Grodinsky (Maîtrise) « Outils d’interventions à l’intention des professionnels de la santé, des proches et du public qui soutiennent les personnes atteintes du trouble de l’excoriation (grattage de la peau) compulsive »

Ma présentation est issue de mon mémoire de maîtrise : A Journey to Authenticity: An Autoethnography of Compulsive Excoriation (Skin Picking) Disorder. Comme le titre l’indique, ma recherche de maîtrise se fonde sur mon expérience de vie depuis l’enfance avec un trouble de santé mentale. La méconnaissance du CSPD par les professionnels de la santé et du public en général, et les préjugés persistants autour de la santé mentale étaient devenus des sources de stress et de souffrance dont je souhaitais m’affranchir. J’ai donc décidé de sortir du silence, de cesser de cacher ce trouble et ainsi contribuer, à titre de travailleuse sociale, à une meilleure compréhension du CSPD. C’est en suivant ma question de recherche: How can a deeper understanding of compulsive excoriation (skin picking) disorder be achieved through the exploration of a lived experience? que j’ai écrit et analysé le récit des différents moments et contextes de ma vie lors desquels le CSPD occupe une place multidimensionnelle et s’inscrit dans un monde social, professionnel et relationnel et aussi sur le corps, dans les émotions et la psyché.

Il ressort de ce mémoire l’importance de développer une approche holistique de l’intervention auprès des personnes vivant avec ce trouble, une intervention qui tient compte des dimensions biologiques, psychologiques, sociales et culturelles.

Lors de ma présentation, j’introduirai des repères pour ce type d’intervention que j’expliquerai avec des exemples de mon expérience. Je conclurai avec un retour personnel sur les effets de guérison et d’émancipation d’une approche créative de la recherche.

 

14 h à 14 h 30 – Guertie Dorcil (Maîtrise) « Autodétermination et Participation sociale des personnes présentant une déficience intellectuelle »

Les êtres humains ont souvent une réaction négative à l’endroit des personnes perçues comme étant différentes, ce qui constitue une composante majeure des problèmes sociaux. Bien que les personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) soient différentes de la population générale, elles sont des membres à part entière de la société (Bastien & Haelewyck, 2017).

Les personnes présentant une DI représentent 3% de la population, soit plus de 228 000 personnes au Québec et 156 millions dans le monde. Étant des personnes en situation de handicap, elles sont souvent victimes de mauvais traitements et d’incompréhension. La méconnaissance de leur réalité donne lieu à beaucoup de préjugés qui vont gâcher leur autodétermination.

De l’intégration sociale à la participation sociale est une politique du gouvernement québécois visant à améliorer la participation sociale des personnes présentant une DI.

  • Selon cette politique, quels sont les facteurs qui jouent en faveur d’une bonne autodétermination? Quels sont les avantages pour la personne avec une DI?
  • L’autodétermination, est-elle bénéfique pour toutes les personnes présentant une DI quel que soit leur niveau de DI ou de difficulté?

Les personnes présentant une DI sont des personnes à part entière qui ont le droit de décider de ce qu’elles veulent, d’avoir un emploi, d’avoir un enfant, etc. Toutefois, l’autodétermination qui est la reconnaissance du droit aux choix et à l’exercice des personnes avec une DI doit tenir compte du niveau de DI. Des interventions spécifiques sont à prioriser pour répondre aux besoins de ceux qui ont une déficience moyenne ou profonde. Vu les intérêts restreints des personnes avec une DI, chaque acteur doit confronter sa vision à la vision de l’autre afin de les offrir des services de qualité.

 

14 h 30 à 14 h 45 – Pause

 

14 h 45 à 15 h 15 – Naomi Abrahams (Doctorat), « Aliénation parentale et violence conjugale : Une analyse féministe critique du discours des témoignages d’informateurs-clés dans les services de justice familiale, de protection de l’enfance et de violence conjugale en Ontario »

Cette recherche, intitulée Aliénation parentale et violence conjugale : Une analyse féministe critique du discours des témoignages d’informateurs-clés dans les services de justice familiale, de protection de l’enfance et de violence conjugale en Ontario, fait partie d’un projet interdisciplinaire dirigé par le professeur Simon Lapierre. Il examine comment les professionnels affiliés aux services de justice familiale, de protection de l'enfance et de violence conjugale en Ontario mobilisent le concept d'aliénation parentale et quelles sont les implications pour les femmes et les enfants qui ont été victimes de violence conjugale. Pour ce faire, des entretiens individuels ont été menés avec 18 informateurs clés affiliés aux secteurs susmentionnés, notamment des avocats, des travailleurs sociaux et des chercheurs. L'analyse des données a été effectuée à l'aide de l’analyse féministe critique du discours (AFCD). Globalement, les résultats de la recherche montrent que les discours actuels sur l'aliénation parentale sont encore largement influencés par les travaux de Richard Gardner sur le syndrome d'aliénation parentale, même lorsque les professionnels utilisent des mots différents pour décrire ces situations. De plus, les résultats démontrent qu'en raison d'un manque de connaissances spécialisées sur la violence conjugale dans le système des tribunaux de la famille et les services de protection de l'enfance, les femmes sont accusées d’aliénation parentale lorsqu'elles parlent d'expériences de violence. Les résultats révèlent également que les professionnels de ces secteurs ont tendance à rejeter les expériences des enfants en matière de violence conjugale ainsi que leurs points de vue et préférences au motif qu'ils ont été « aliénés » et que leurs expériences et points de vue sont influencés.

 

15 h 15 à 15 h 45 – Yannick Masse (Doctorat) « Représentation sociale de la consommation d’alcool « problématique » chez les jeunes : une étude comparative dans les villes universitaires de Sherbrooke (Québec) et Aix-en-Provence (France) »

Cette présentation, sur un projet de thèse à venir, consiste à analyser et comparer les représentations sociales des jeunes consommateurs d’alcool dans deux villes universitaires : Sherbrooke (Québec) et Aix-en-Provence (France). La santé publique dans les deux sociétés tente de répondre aux préoccupations concernant la consommation excessive d’alcool qui dérangeraient l’ordre public (Berridge et al., 2009). Cette consommation problématique est souvent réduite à des mesures quantitatives (ex. binge drinking : 5 verres ou plus dans une soirée) pour évaluer les risques de blessures et de dépendances (Tessier, 2015). Cependant, elles ne prennent pas en compte le rôle normatif et identitaire que joue l’alcool chez les jeunes. Pourtant, les restrictions sur l’alcool pourraient mener à exacerber la consommation excessive (Livingstone et al., 2011) en opposition à la représentation hégémonique (Moscovici, 1976) de la modération.

Notre recherche prendra le cadre des représentations sociales (Moscovici, 1976) pour comprendre les pratiques des jeunes et dresser un portrait exhaustif de leur consommation auprès d’eux. Nous comptons utiliser l’ethnographie comme méthode principale afin de comprendre en détail les interactions, les gestes et habitudes (Spradley, 2016) qui sont au cœur des pratiques de cette « culture de l’alcool » (Savic et al., 2016) chez les jeunes.

Afin de mener une réflexion en lien avec le colloque, nous mettrons de l’avant des alternatives à l’intervention sociale auprès des jeunes consommateurs. Notamment, plusieurs études proposent que les groupes de consommateurs d’alcool, surtout dans les universités, ont une structure normative forte et que le support informel est important (Vander Ven, 2011; Maclean, 2018). L’intégration plus encadrée de ce type de support pourrait servir à mieux intervenir et comprendre les bénéfices de la consommation.

 

15 h 45 à 16 h 15 – Jacqueline Thibault (Doctorat) « Ces deux ou trois mois-là, y’étaient paisibles! » L’expérience des enfants et des adolescents en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au Québec et en Ontario francophone »

Cette présentation porte sur les résultats de mon mémoire de maîtrise dont l’objectif était de décrire et comprendre les expériences des enfants et des adolescents en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence au Québec et en Ontario francophone. Plus spécifiquement, cette étude tentait de répondre aux questions suivantes : 1-Comment les enfants et les adolescents décrivent-ils leur quotidien ? 2-De quelles formes d’intervention les enfants et les adolescents ont-ils pu bénéficier durant leur séjour? 3-Quels sont les éléments qui ont été les plus appréciés et les moins appréciés par les enfants et les adolescents tout au long de leur séjour?

Par le biais d’une approche méthodologique qualitative, cette recherche est basée sur 25 entrevues individuelles semi-dirigées qui ont été réalisées auprès de 16 filles et 9 garçons âgés de 7 à 18 ans, qui ont vécu un séjour dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence. Le cadre théorique privilégié est celui de la nouvelle sociologie de l’enfance. Le féminisme et l’intervention féministe sont aussi des concepts incontournables dans cette recherche. La codification et la catégorisation ont été réalisées en utilisant le logiciel NVIVO.

Les résultats démontrent l’importance et la pertinence de s’attarder aux voix des enfants et des adolescents exposés à la violence conjugale qui sont trop souvent ignorées. Les résultats mettent en évidence l’importance du séjour en maison d’hébergement, toutefois ce passage en maison d’hébergement ne se fait pas sans sacrifices de la part des enfants et des adolescents. Cette recherche appelle à une plus grande réflexion au niveau des sacrifices exigés aux enfants, ainsi qu’à leurs mères, qui sont les victimes dans ces situations.

 

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant : https://www.eventbrite.ca/e/inscription-colloque-etudiant-2e-edition-266434953117

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté

 


Jeudi 10 mars

18 h à 20 h

Espace discussion pour les étudiant.es SVS

L’espace par et pour étudiant.es de l’École de service social de l’Université d’Ottawa vise à briser l’isolement vécu par plusieurs et créer un espace de discussion libre sur un sujet sensible. Les étudiant.es des trois cycles (baccalauréat, maîtrise et doctorat) de l’École de service social pourront se réunir pour échanger sur les violences sexuelles en milieu universitaire. En ce temps de pandémie, les discussions, en petits groupes, se dérouleront sur la plateforme Zoom et seront animées par des personnes étudiantes SVS. Marie-Lou Villeneuve-Hobbs, intervenante du Bureau des droits de la personne de l’Université d’Ottawa et diplômée de l’École de service social, sera aussi présente pour parler de son rôle et présenter les services du Bureau des droits de la personne, ainsi que pour apporter son soutien aux étudiant.es qui en auraient besoin.

 

Réservé uniquement pour les étudiant.es inscrit.es à l’un des trois cycles de l’École de service social de l’Université d’Ottawa

Maximum de 25 places disponibles

 

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant :

https://www.eventbrite.ca/e/inscription-espace-discussion-violences-sexuelles-en-milieu-universitaire-266442595977

Date limite pour l’inscription à l’activité: le 9 mars 2021, à 11 h 59

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

 

Tirage de prix de présence (10 cartes-cadeaux de 15$, ainsi qu’1 carte-cadeau de 100$ d’organisations autochtones anishinabées de la région)


Vendredi 11 mars

9 h à 12 h

Panel-conférence : L’intervention selon les pratiques autochtones et cérémonie de clôture de la Semaine nationale du travail social 2022

Ce panel est constitué de 3 intervenants : 2 intervenants autochtones, et un.e intervenant.e non-autochtone qui discuteront de L’intervention selon les pratiques autochtones.

Marie-Andrée Roy, Gilbert Whiteduck et Mélissa Dupuis-St-Pierre sont les panélistes invités. En se basant sur leurs connaissances et leurs expériences professionnelles auprès de personnes et de communautés autochtones, ils nous présentent diverses façons et outils avec lesquels ils interviennent tout en tenant compte des valeurs, des besoins et des traditions autochtones.

Les panélistes feront une courte présentation d’environ 10 minutes de leurs expériences de travail, puis répondront à certaines questions thèmes posées à chacun. L’occasion sera propice par la suite pour des échanges et questions avec les participants. Ce sera une occasion de discuter et d’apprendre de ces intervenants, à partir de leurs expériences, de leurs pratiques et de leurs outils en intervention.

Invités :

  • Sébastien Savard, Directeur de l’École de service social
  • Marie-Andrée Roy, Agente de développement et soutien à la pratique clinique et professionnelle, à Mino Obigiwasin
  • Gilbert Whiteduck, Membre du conseil de bande de la communauté Kitigan Zibi Anishinabeg et intervenant au Centre Wanaki
  • Mélissa Dupuis-St-Pierre, Travailleuse Sociales, Cheffe de Service-Application des Mesures - Direction de la Protection de la Jeunesse-Centre de Santé Tulattavik de l'Ungava

 

Les bourses McNeely, Michèle-Kérisit, Inclusion, pour étudiant.e autochtone seront remises en ouverture de l’atelier.

 

Panélistes :

Gilbert W. Whiteduck

Gilbert W. Whiteduck est (Anishinabe) Algonquin de la communauté de la Première nation Kitigan Zibi Anishinabeg. Il a été élu chef de la communauté Kitigan Zibi Anishinabeg et a servi de juin 2008 à avril 2015. Il a été élu, auparavant, au conseil de bande de Kitigan Zibi Anishinabeg à différents intervalles, pour une période totale de 12 ans au cours des 4 dernières décennies. M. Whiteduck détient un B.TS (avec distinction), un B.Ed, une M.Ed et un doctorat honorifique qu'il a reçu de l'Université d'Ottawa en 1999 pour son travail dans le domaine de l'éducation.

M. Whiteduck a été impliqué dans le domaine de l'éducation des Premières Nations depuis plus de 33 ans. Il a occupé de nombreux postes au cours de cette période, notamment celui de conseiller d'orientation, d'enseignant, de directeur d'école et de directeur de l'éducation. Il a par la suite servi pendant une période de 2 ans à titre de conseiller principal en éducation auprès du Conseil en éducation des Premières Nations qui représente 22 communautés des Premières Nations de la province de Québec.

M. Whiteduck a également siégé à de nombreux conseils, comités et groupes de travail locaux, régionaux et nationaux traitant d'un éventail de questions relatives aux programmes des Premières Nations. Il a siégé pendant sept ans à titre de président de la Confédération des centres d'éducation culturelle des Premières Nations, qui représente quelque 50 centres d'éducation culturelle des Premières Nations au Canada. Il a été nommé en octobre 2015 par le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec pour un mandat de 3 ans au CISSS-O, qui est une régie régionale intégrée chargée de superviser et de diriger tous les hôpitaux, maisons de retraite et services sociaux dans la région de l'Outaouais.

Il travaille comme coordonnateur clinique et conseiller en établissement depuis 6 ans au centre de traitement de Wanaki (pour les troubles liés à l'usage de substances) situé dans la communauté de la Première nation de Kitigan Zibi Anishinabeg. Le Centre Wanaki dessert tous les membres des Premières Nations résidant dans la province de Québec ainsi que les Inuits du nord du Québec. Le Centre Wanaki dessert également d'autres membres des Premières Nations de partout au Canada et des Inuits du Nunavut. Il a été élu en août 2020 pour un mandat de 2 ans à titre de conseiller (sous-chef) du conseil de bande de Kitigan Zibi Anishinabeg. M. Whiteduck demeure actif dans ses efforts pour faire en sorte que les voix des Premières Nations soient non seulement entendues mais comprises.

Il continue de rechercher l'équilibre par la cérémonie et la connexion avec les ainés. Il marche avec une compréhension du passé historique qui le guide dans le respect des moments présents avec humilité et amour. Il estime qu'il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une certaine réconciliation, mais il garde espoir qu’elle puisse se réaliser pour les générations présentes et futures de jeunes.

 

Marie-Andrée Roy

Née à Chibougamau, Marie-Andrée grandi à Rouyn-Noranda, une ville située dans l’ouest québécois, en territoire Anicinape.

Bachelière en psychoéducation et en travail social, elle s’intéresse à l’intervention auprès des enfants et des familles des Premières Nations depuis ses premières années d’études.

Au fil de son parcours atypique, conciliant famille, études et travail, Marie-Andrée a notamment été intervenante en protection de la jeunesse pendant plus de sept ans, travailleuse sociale pour le service de première ligne de la communauté de Lac Simon et a complété un micro-programme de deuxième cycle en gestion publique en contexte autochtone.

À titre d’agente aux enquêtes, elle a aussi participé aux travaux de la Commission d’enquête sur les relations entre les autochtones; écoute, réconciliation et progrès (CERP).

Depuis juin 2020, elle travaille pour Mino Obigiwasin, Services enfance et famille Anicinape, une organisation créée par les communautés de Winneway, Pikogan, Kitcisakik et Lac Simon afin de prendre en charge les services de protection de la jeunesse offert aux membres résidants sur le territoire de ces communautés. D’abord embauchée en tant qu’agente de développement et de soutien à la pratique, elle est actuellement responsable par interim du point de service de Kitcisakik.

Photo de la panéliste Marie-Andrée Roy

 

Mélissa Dupuis-St-Pierre

Mélissa est étudiante à la maîtrise en Service Sociale à l’Université d’Ottawa et s’intéresse aux enjeux de formation des intervenants de la protection de la jeunesse dans le contexte d’intervention auprès des Inuit, sous la Direction de Karine Croteau. Mélissa est travailleuse sociale inscrite à l’Ordre des travailleurs sociaux et thérapeute conjugaux et familiaux du Québec et occupe un poste de Cheffe de Services à l’Application des Mesures pour la Direction de la protection à la jeunesse du Centre de Santé Tulattavik de l’Ungava. Depuis l’obtention de son Baccalauréat en Service Social de l’Université d’Ottawa en 2012, Mélissa a œuvré dans le domaine de l’intervention féministe et a travaillé auprès de femmes marginalisées à Ottawa. En 2014, Mélissa a débuté sa carrière en protection de l’enfance et a travaillé pour Valoris pour enfants et adultes de Prescott-Russell dans l’est Ontarien, un organisme multiservices offrant des services de protection à l’enfance, de développement jeunesse et adulte, de santé mentale auprès des enfants, et de violence envers les femmes. Depuis janvier 2019, Mélissa continue d’œuvrer dans le domaine de la protection de l’enfance auprès de la population Inuit du Nunavik.

 

Inscription requise à l’aide du lien Eventbrite suivant : https://www.eventbrite.ca/e/billets-panel-lintervention-selon-les-pratiques-autochtones-266502374777

Un lien Zoom vous sera envoyé suite à votre inscription, quelques jours avant l’événement

Ouvert à la communauté


*Avis important

Pendant la semaine d’activités, l’Université d’Ottawa prendra des photos ou des vidéos des événements qui pourraient être utilisées par la suite par l’Université à des fins de publicité ou d’archivage. Il est donc possible que l’on puisse vous reconnaître dans l’une de ces photos ou vidéos. En participant à ces événements, vous acceptez d’être photographié et filmé et autorisez l’Université à se servir des images en version imprimée, numérique, vidéo ou électronique à des fins de publicité ou d’archivage. Avant qu’une photo soit prise, les participant.es seront avisé.es et il vous sera donc possible d’éteindre votre caméra le temps de la photo. Les participant.es seront aussi avisé.es si un enregistrement vidéo est effectué, ce qui laissera le temps nécessaire pour éteindre votre caméra.

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